lundi 4 août 2014

Les Sables - Les Açores - Les Sables / Ca repart demain, avantage Pedote et Gerckens

Pour les 32 solitaires des Sables - Les Açores - Les Sables encore en course, il s’agit de rentrer progressivement dans sa bulle. L’étape retour (départ à 15 h HF ce mardi) va peut-être permettre à certains d’exprimer autre chose. Il y a d’abord le cas des bizuths du large : à l’arrivée à Horta, ils étaient quelques uns à avouer qu’ils n’en menaient pas large au moment de larguer les amarres aux Sables d’Olonne. Pour d’autres, cette course retour va surtout être l’occasion de montrer qu’ils valent mieux que leur classement de la première étape. 


La SAS repart demain de Horta. Cap sur Les Sables.
Crédit : Breschi /breschi-photo-video.com

On pense bien évidemment à Patrick Girod (Nescens) souvent aux avant-postes pendant l’avant-saison. De l’aveu même du navigateur suisse, il lui a fallu effacer le traumatisme de son échouement devant l’entrée de La Trinité sur Mer lors de la Mini en mai. Du même coup, il a navigué en deçà de son potentiel… Antonio Fontes (Leonor) comme Fidel Turienzo (Satanas) paient une option sud affirmée jusqu’au bout… quand la solution se trouvait au nord. Idem pour Nicolas Boidevezi (ImaginAlsace) qui aimerait bien rééditer le coup de 2012 et remporter cette étape retour pour faire un rapproché au classement général.


Effacer la déception
Vient aussi le bataillon des déçus de la première étape à commencer par Tanguy Le Turquais
(Terréal – Rêves d’Enfance), Damien Cloarec (ETF – www.damien-cloarec.fr) ou bien encore Hervé Aubry (HSD voiles) auteur d’une option nord assumée, hélas gâchée par une panne d’énergie qui a obligé le navigateur à barrer en permanence.

Tous espèrent des conditions météo qui permettront de creuser des écarts, afin de combler
leur retard au classement général. A priori, le flux d’ouest qui semble vouloir s’installer sur l’Atlantique pourrait contrarier leurs desseins.


Point météo
Ce qui préoccupe les coureurs, c'est le comportement de la tempête tropicale Bertha qui selon les prévisions des météorologues américains pourrait avoir une trajectoire très sud et balayer les abords du golfe de Gascogne. Mais les dernières données laissent à penser qu'elle devrait s'évacuer vers l'Irlande et l'Ecosse avant de toucher nos côtes. Ne resterait plus qu'un flux de sud-ouest à nord-ouest de 25 à 30 nœuds en moyenne. De quoi, faire de la vitesse non stop sur l'ensemble du parcours.

Le retour vers les Sables d'Olonne risque de s'apparenter à une course de vitesse pure. L'exercice relève du grand art et témoigne d'un sens marin d'exception. Car la casse peut jouer les trouble-fêtes sur le classement de l'étape et peut-être le général.


Classement et temps de course de la première étape, après jury
Prototypes
1 Giancarlo Pedote (Prysmian), 6j 22h 53mn 30s
2 Michele Zambelli (Fontanot), 7j 06h 49mn 00s (pénalité de 13mn, plombage arraché), à 7h 55mn
30s
3 Nicolas Boidevezi (ImaginAlsace), 7j 11h 06mn 13s (bonification de 30mn, assistance), à 12h 12mn
43s
4 Ludovic Méchin (Microvitae), 7j 19h 19mn 51s, à 20h 26 mn 21s
5 Olivier Jehl (Zigoneshi), 7j 19h 45mn 27s, à 20h 51mn 17s

Série
1 Jonas Gerckens (Netwerk), 7j 17h 59mn 05s
2 Damien Audrain (EPC – Rêves de Clown), 7j 18h 48mn 15s, à 49mn 10s
3 François Jambou (Kairos), 7j 19h 49mn 00s, à 1h 49mn 55s
4 Tanguy Le Turquais (Terréal – Rêves d’enfance), 8j 02h 06mn 17s, à 8h 07mn 10s
5 Damien Cloarec (ETF-www.damien-cloarec.fr), 8j 05h 17mn 59s, 11h 18mn 54s


MAJ le 5 août midi : départ reporté
En concertation avec la navigatrice Jeanne Grégoire qui assure le suivi météo de l'épreuve, la direction de course a pris la décision de reporter le départ de l'étape retour, pour cause d'incertitude sur la trajectoire de la dépression tropicale BERTHA. Prochain point demain matin 10h (TU) pour un départ possible d'Horta demain soir.

Denis Hugues, directeur de course :
« Au delà du fait que les routages des concurrents pouvaient les inciter à monter dans le nord et venir flirter avec des vents vraiment très forts, notre décision a été motivée par le fait que dans la pire des hypothèses, il n'y avait pas d'échappatoire possible pour les concurrents alors qu'il auraient abordé les parages du cap Finisterre... En retardant de quelques heures, on y verra plus clair... »

Par la rédaction
Sources : SAS et ScanVoile

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