mercredi 3 septembre 2014

Route du Rhum / Départ en qualif' pour Sidney Gavignet : "Je verrai tout de suite où j’en suis"

Dernière ligne droite de préparation pour Sidney Gavignet. A J-2 mois du départ de la Route du Rhum, le skipper attaque sa qualification de 1000 milles à bord du MOD70 Musandam-Oman Sail. Départ prévu ce mercredi matin de Lorient.



Sidney Gavignet part sur sa qualification Rhum avec Oman Sail.
Credit : Lloyd Images

Sidney Gavignet est en mode 100% solitaire pour se préparer à l’ultime compétition de la saison 2014 d’Oman Sail : la Route du Rhum.


1000 milles de qualification vers le Fastnet
Sidney Gavignet attaque donc cette première semaine de septembre avec sa qualification de 1000 milles nautiques. Le départ est prévu ce mercredi 3 septembre au matin de Lorient, avec un retour samedi. Le parcours choisi vise à rejoindre un way point à l’Ouest du rocher du Fastnet, ce qui correspondra à un voyage aller et un retour de 500 milles nautiques chacun.


Les mots du skipper avant son départ en qualif'
Le skipper a démarré sa préparation en « solo » sur le MOD70 juste après le Tour des Iles Britanniques : « Je sais que j’ai très peu de temps dans ma préparation. Après c’est sûr que je connais bien le bateau, ce qui est un avantage par rapport à d’autres qui prennent le départ sur un bateau qu’ils ne connaissent pas.

Je suis aussi très heureux d’être au départ. Très conscient du danger. 

J’attaque bille en tête par la qualification cette semaine, comme ça je verrai tout de suite où j’en suis et où en est le bateau, et je fais ainsi un maximum de « vraie » navigation en solo pour être au plus près de la réalité car j’ai très peu de temps, et les jours que j’aurai seront de « vrais » jours.

 Je pense que ce sera dur, donc je vais aussi avoir besoin de beaucoup de chance. C’est très facile de chavirer avec ces bateaux, et l’enjeu sera de rester à l’endroit. »


Modifications apportées à Musandam-Oman Sail pour le solo : 
« Nous avons remis de la quête en penchant un peu plus le mât vers l’arrière. Nous avons répondu à un objectif de sécurité en faisant cela, car le bateau était assez « mou » à la base, il avait tendance à abattre, c’est à dire à s’écarter du vent naturellement. C’est donc un peu moins le cas à présent. Ce qui est un peu plus sécurisant quand on fait du près ou du reaching.

Le plus visible c’est aussi la rallonge qui a été ajoutée au roof pour que je vive mieux sur le pont, car c’est trop dangereux de descendre trop longtemps à l’intérieur : donc tout ce qui était à la table à cartes en bas, téléphone, écran d’ordinateur, clavier, cuisine, tout cela est remonté sur le pont sous le roof. Je ne descendrai que pour allumer ou éteindre le moteur. Mais jamais pour y rester.

Nous avons aussi mis des foils réglables. Enfin nous avons mis un système « upside up », système de taquet à largage automatique avec des alarmes, et nous avons aussi rajouté beaucoup d’alarmes sur l’électronique du bateau : quand le vent monte, tourne, pour se réveiller, tout cela étant fait pour ne pas avoir peur de dormir et réussir à récupérer, et savoir qu’on sera réveillé si quoique ce soit change. »



Par la rédaction
Source : Stephanie Nadin

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