vendredi 6 mars 2015

ITW / La BWR sous l'oeil du double vainqueur Jean-Pierre Dick : "La fiabilité joue un rôle majeur"

Récemment rentré de convoyage avec le MOD70 Paprec Recyclage, entre La Guadeloupe et Lorient, Jean-Pierre Dick suit de près la Barcelona World Race. Le skipper livre ses impressions sur la course qu'il a remportée deux fois.


JP Dick : "je suis impressionné par la belle performance de Bernard Stamm et Jean Le Cam"
Credit : O.Blanchet/DPPI/VG

Que vous inspire cette édition 2014-2015 ?
"Tout d’abord, je suis impressionné par la belle performance de Bernard Stamm et Jean Le Cam. On savait qu’ils étaient tous les deux d’excellents marins, mais il fallait espérer que la mayonnaise prenne. 

La particularité de la Barcelona World Race, c’est que c’est une course d’équipe. Il faut avant tout savoir être à l’écoute de son coéquipier, être capable de prendre des décisions en commun. Visiblement, Jean et Bernard ont su très bien le faire.


La deuxième réflexion qui me vient à l’esprit, c’est que la fiabilité joue un rôle majeur. On l’a vu avec l’abandon de Hugo Boss, suite à leur démâtage. C’est aussi le cas pour Neutrogena qui, du fait de son escale technique, ne peut plus vraiment se bagarrer pour la première place. Après, la course n’est pas finie. Il faut souligner que la remontée de l’Atlantique est toujours difficile et qu’il reste quasiment encore un tiers de la course avant l’arrivée. 

En tous les cas, ça me conforte dans les choix que je peux faire pour St-Michel – Virbac, mon prochain IMOCA : je préfère voir un bateau un peu plus lourd de quelques kilos si ça peut me donner des garanties supplémentaires en terme de fiabilité."


Et concernant les autres équipages en course ?
"Je ne connais pas tout le monde. Guillermo (Altadill) et José (Munoz), on les attendait forcément aux avant-postes, comme Jean et Bernard. Pour moi, la surprise vient de Gerard (Marin) et Anna (Corbella). Je trouve qu’ils font une très belle course. Leur progression depuis la dernière édition est phénoménale."


Envie de revenir dans quatre ans ?
"J’aime bien la navigation en double, c’est un exercice différent du solitaire ; la dimension humaine y est plus forte. Et quand je vois ce que font Jean et Bernard, je me dis que j’ai encore du temps devant moi. Je ne sais plus quel grand journal avait titré après la victoire de François Gabart dans le Vendée Globe : « place aux jeunes ». Ça serait amusant de pouvoir leur répondre : « Vive les vieux… » Alors si dans quatre ans, être au départ est compatible avec mon programme, pourquoi pas ?"

Par la rédaction
Source : BWR

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