lundi 1 juin 2015

Solitaire du Figaro / Après 24 heures de course, Yann Eliès et Alexis Loison aux commandes (ITW)

Après le passage d’un front qui a rythmé la première nuit en mer, les 39 marins de la Solitaire du Figaro avaient rendez-vous avec une dorsale anticyclonique. Actuellement, les vitesses des Figaro atteignent 2 noeuds. De quoi mettre les nerfs à rude épreuve pour cette première journée de course.


Crédit : A Courcoux


Alexis Loison (Groupe Fiva) n’a visiblement pas son pareil pour marquer des points dès le début. Après un beau départ, le Cherbourgeois s’est calé sur la route directe quand le gros des troupes, emmené ce matin par Yann Eliès, mettait plus de nord. Bien lui en a pris, puisque en fin de matinée, il a eu le plaisir de croiser devant ses petits camarades. 

Sur les coups de midi, changement d’ambiance et nouveau décor sur les eaux du golfe de Gascogne d’humeur très tranquille. C’est parti pour une longue après-midi au petit bonheur la chance sur une mer d’huile. Les vitesses oscillent péniblement entre 0,5 et 2 nœuds.

Difficile donc d’y voir clair dans les classements qui n’ont pas fini de connaître des bouleversements alors que les 16 premiers se tiennent en 2,5 milles.

Jérémie Beyou (Maître Coq), Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) ou Gildas Morvan (Cercle Vert) figurent, sans surprise, aux avant-postes. Alain Gautier (Generali 40), fort de son immense expérience, pointe aussi parmi les leaders.

D’après les dernières prévisions, les solitaires vont devoir encore ronger leur frein quelques heures, avant que le vent ne fasse son retour par le sud-ouest en début de soirée. Le rythme devrait alors s’accélérer avant les premières arrivées désormais estimées dans la matinée de jeudi matin.


Yann Eliès (Groupe Quéguiner - Leucémie Espoir) ou  la technique du « flip-flap » : 
« On entame une longue demi-journée dans pas de vent avec pas mal de clapot. Il faut donc avoir la technique du « flip-flap » qui consiste à faire avancer ton bateau même quand il n’y a pas de vent. Dans la pétole, on subit plus qu’autre chose. Plus que le positionnement, le jeu consiste à être très précis sur les réglages pour accompagner les évolutions du vent qui va passer au sud-ouest, de placer un virement de bord dans quelques heures, et entamer un grand bord de près en bâbord amures vers le large. »

par le rédaction
Source : Rivacom

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