vendredi 11 septembre 2015

Jacques Vabre / "La meilleure recette d’un tandem, personne ne la connaît", comment choisir son binôme ?

25 octobre 2015. Coup de canon de la 12e édition de la Transat Jacques Vabre au Havre. Au départ, une quarantaine d'équipages en double. Mais comment choisir son binôme ? Sébastien Josse, Yann Eliès et Morgan Lagravière répondent. 



Sébastien Josse et Charles Caudrelier, duo sur la Transat Jacques Vabre.
Credit : Y.Zedda/Gitana SA

Les bouchées doubles !
Que ce soit en Class40, en Multi50, en Imoca ou en Ultime, la gestion d’une transatlantique en double permet un engagement total. Et les hommes poussent les bateaux à l’extrême. « C’est ce qui fait la spécificité de cette transat. A deux, on met les bouchées doubles ! » souligne Kito De Pavant (Bastide – Otio) qui compte parmi les nombreux concurrents en Imoca.


Rencontres avec les marins
Sébastien Josse (Imoca - Edmond de Rothschild), co-skipper Charles Caudrelier :
« Nous formons un binôme très complémentaire avec Charles et nous avons un parcours similaire d’anciens Figaristes. L’important sur une transat en double, c’est la confiance en l’autre. La meilleure recette d’un tandem, personne ne la connaît, mais il faut que cela fonctionne dans la durée. Car une Transat Jacques Vabre, c’est long ! »


Morgan Lagravière (Imoca - Safran), co-skipper Nicolas Lunven :
« Nico, c’est quelqu’un que je connais depuis très longtemps. Dès le lancement du projet Safran, j’ai pensé à lui. Il est revenu plus tôt que prévu de La Volvo Ocean Race ce qui nous a permis très vite de collaborer. Nous sommes complémentaires, lui est très cartésien, moi je vis au feeling. Il est très fort en météo. Nous sommes deux bizuths en Imoca et je trouve ça super ! Aucun de nous n’est formaté, nous sommes de vrais outsiders et j’aime cette idée… »


Yann Eliès (Imoca - Groupe Queguiner – Leucémie Espoir), co-skipper Charlie Dalin :
« J’ai fait un constat sur la vision du double : je me suis trompé ! Je pensais qu’il fallait partir avec un copain, qu’il devait y avoir de l’affect. En fait non. On a vu des tandems aux profils différents, comme Armel (Le Cléac’h) et Fabien (Delahaye) ou Gildas (Morvan) et Charlie (Dalin), un vieux et un jeune, qui ont remarquablement fonctionné. La complémentarité est indispensable. Charlie est un jeune très talentueux qui est bon en électronique, routage, gestion de la communication, qui est architecte de formation. Il va beaucoup apporter sur ces points-là. »


Lalou Roucayrol (Multi 50 - Arkema), co-skipper César Dohy :
« César est un choix logique. C’est lui qui a développé les voiles d’Arkema, il fait partie du team depuis le début du projet. César est méthodique, moi je suis plutôt un artiste. Nous avons beaucoup navigué ensemble et nous ne fonctionnons pas sur l’affectif. Il ne doit pas y avoir d’ego, l’harmonie et le respect de l’autre sont le secret d’une course réussie. »

Vous conseille : Jacques Vabre / Transat à quatre mains entre Le Havre et Itajaí, rencontres avec les skippers

http://www.scanvoile.com/2015/08/jacques-vabre-transat-quatre-mains.html#.VdyR7Pntmko


Par la rédaction
Source : S.Guého

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