jeudi 22 octobre 2015

Jacques Vabre / Le Havre - Itajaï, Paul Meilhat et Michel Desjoyeaux décryptent le parcours

5400 milles entre Le Havre et Itajaï. Manche, Golfe de Gascogne, Pot au Noir, Sainte Hélène, les pièges sont nombreux sur le parcours de la Transat Jacques Vabre. Michel Desjoyeaux et Paul Meilhat, skippers de l'IMOCA SMA, analysent le tracé.



Credit : JM Liot/SMA


« La spécificité intéressante de ce parcours est qu’il offre le même début de course que sur le Vendée Globe », se réjouit Paul Meilhat. « Du coup, on ne fait pas beaucoup de près contrairement aux autres transatlantiques où il peut y avoir des routes nord et des routes sud. Là, la stratégie est plus fermée, les options sont moindres pour aller chercher les alizés du sud. La course devrait se jouer un peu plus en vitesse. Ce sera l’occasion d’apprendre encore beaucoup avec Michel ! »


L’analyse avec Michel Desjoyeaux
Départ classique entre sortie de Manche, Golfe de Gascogne et Atlantique Nord. Dépressionnaire ou anticyclonique, la situation météorologique décidera de l’allure, au près ou au portant, de la flotte et de sa vitesse de progression. Dans le Golfe de Gascogne, la mer peut devenir très mauvaise, notamment à la remontée des fonds du plateau continental et au passage du cap Finisterre.

« Le début du parcours n’est jamais simple avec le nombre de bateaux présents au moment du départ et le trafic important des navires en Manche. L’interdiction qui nous est faite d’entrer dans le rail d’Ouessant va limiter le terrain de jeu. Il s’ouvre sur le champ bien plus large de l’Atlantique
Nord où il faut viser le bon point de passage pour entrer dans l’hémisphère sud ».


L’équateur
Les marins doivent choisir le point de passage le plus favorable pour franchir au mieux la fameuse
zone de convergence intertropicale, alias le Pot au Noir. Vents capricieux, grains, coups de vent et grands calmes… ce passage peut se transformer en cauchemar pour les marins les moins chanceux comme en jackpot pour les bien avisés !


Les côtes brésiliennes 
Une fois dans le train portant des alizés de l’hémisphère sud, les chausse-trappes ne vont pas manquer. Entre l’influence de l’anticyclone de Sainte-Hélène et celle de la côte sur les vents en arrivant sur Itajai, sans oublier les dangers d’un trafic maritime important, les conditions peuvent se révéler bien aléatoires. Les prévisions sont moins fiables et le routage est interdit.

« Une fois passé Salvador de Bahia, il reste un bon bout de chemin et pas des plus simples pour atteindre Itajai. Après s’être extrait de l’anticyclone de Sainte-Hélène, si les dépressions ne sont pas bien rangées le long de côtes, ce peut vite devenir le bazar ! »

Par la rédaction
Source : Windreport

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