mercredi 7 octobre 2015

Portrait / Focus sur Bertrand Delesne à 18 jours de la Jacques Vabre : "On est d’éternels frustrés !"

La voile fait partie intégrante de la vie de Bertrand Delesne et Nils Palmieri. Les skippers du Class40 TeamWork40 s’élanceront du Havre sur la Transat Jacques Vabre 2015. À 18 jours du départ, interview croisée des deux marins. Histoire de les découvrir un peu plus. 



Credit : Ch.Breschi

En dehors de la voile, avez-vous d’autres passions ?
Bertrand Delesne : « Habitant en Bretagne au bord de l’eau , mon terrain de jeu est franchement tourné vers la mer. La planche à voile, c’est fabuleux, on retrouve un peu les mêmes sensations de planning que sur un 6.50, on grée facilement et on est dans l’eau rapidement. J’aime aussi beaucoup le kayak de mer. Sinon, quand j’ai du temps, j’apprécie la mécanique et la moto. »

Nils Palmieri : « Quand je ne navigue pas, j’aime bien aller en montagne. En Suisse, le terrain de jeu est plus qu’adapté aux activités alpines. Je fais de l’alpinisme et de la grimpe en été et beaucoup de ski de randonnée en hiver. J’ai mon brevet de parapente et j’ai souvent mon parapente sur le dos quand je randonne. Je monte à pied l’été ou à ski l’hiver et je redescends en parapente ! Je trouve ce sport assez complémentaire avec la voile. On retrouve des sensations similaires, il faut étudier la météo pour trouver les meilleurs courants…"



Que vous manquera-t-il le plus pendant la Transat Jacques Vabre ?
Nils Palmieri : « Ce qui va me manquer ? C’est ma vie sociale, évidemment, ma famille et mes amis. Les paysages suisses vont aussi beaucoup me manquer. Après je me réjouis de ce qui nous attend. »

Bertrand Delesne : « Quand on aime naviguer, on vit constamment dans le manque. Il faudrait faire une analyse psychologique ! Quand on est à la maison et qu’on a une vie complètement rangée, on ne rêve que de faire des bords et d’en prendre plein la figure. Et quand on est en bateau, on rêve du contraire : trouver à manger en ouvrant simplement la porte de son frigo, pouvoir dormir dans un lit, être avec ses proches et les gens qu’on aime. En fait, on est d’éternels frustrés ! »


Etre en mer pendant 3 semaines, on ne s’en lasse pas ?
Nils Palmieri : « La mer, ça change tout le temps, ce n’est pas monotone. Par rapport à ce que les gens pensent, tu n’as jamais le même paysage. La lumière n’est jamais identique, les nuages ne sont jamais les mêmes, tu vois beaucoup d’animaux, les couleurs changent tout le temps, le vent modèle le décor…. En revanche, mes paysages de montagne vont me manquer. »

Bertrand Delesne : « Les paysages en mer, ce sont les nuages qui leur donnent le ton. Ce sont eux qui donnent du relief et une dimension unique. Mais c’est vrai qu’après plusieurs semaines en mer, on a besoin d’autres choses. Plusieurs fois, après les mini-transats auxquelles j’ai participé, on s’est retrouvé avec plusieurs copains, à prendre des minibus pour aller à la campagne ou à la montagne, parce qu’on avait besoin de vert et d’être dans un environnement différent ! »

Par la rédaction
Source : TeamWork

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