lundi 4 janvier 2016

Jules Verne / Idec Sport toujours à l'attaque, du très gros temps sur le final : "Pas moyen d’y échapper"

Au beau milieu de l’Océan Atlantique, les hommes de Francis Joyon jettent toutes leurs forces dans la dernière bataille. Vitesses supersoniques au programme. Dans quatre jours, ils devraient être sur la ligne d’arrivée de Ouessant. Mais gare au (très) gros temps d’ici là !


Du très gros temps sur la route d'Idec Sport !
Credit : Idec Sport (embarqué)


"Se rapprocher de la Bretagne un jour…"
A gauche, la Floride est à 1600 milles. A droite, les Canaries sont à cette même distance. Au beau milieu de l’Atlantique, un grand trimaran rouge n’en finit plus de foncer. « On fait un arc de cercle dans l’idée de se rapprocher de la Bretagne un jour… » L’humour de Francis Joyon est toujours bien présent en ce 44e jour de mer !

Il en dit long sur l’état d’esprit des six hommes d’IDEC SPORT : toujours à l’attaque ! S’ils savent que le record autour du monde ne tombera pas, ils se verraient bien glaner quelques accessits au passage. Pourquoi pas le record du bateau sur l’Atlantique Nord par exemple ?


Pointes à 40 nœuds !
A fond, à fond, à fond ! C’est à croire qu’ils ne connaissent que cela les marins d’IDEC SPORT. « La nuit dernière, on s’est un petit peu énervés, oui » édulcore Francis Joyon quand on lui demande de confirmer des pointes de vitesse au-delà des… 40 nœuds ! « C’est vrai que c’était une belle nuit, la mer était lisse, il n’y avait pas trop d’efforts. Tout ça permettait de faire de la vitesse sans trop faire travailler le bateau, sans prendre de risques. » 

Et maintenant ? Dans les heures qui viennent, l’idée est d’en terminer avec le contournement par l’ouest de l’anticyclone. « Petit à petit, on profite de la rotation des vents pour tourner légèrement sur la droite avec eux » poursuit Francis Joyon. « Notre détour a été très conséquent mais dans les heures qui viennent, nous allons de nouveau être en route directe vers la Bretagne ».


Final dans le très gros temps, ETA vendredi
Bonne nouvelle donc ! Les estimations, elles, donnent pour le moment une arrivée probable dans la journée de vendredi. D’ici là, il faudra bien placer le curseur entre la performance et la prudence, car IDEC SPORT ne pourra pas échapper au (très) gros temps qui sévit sur l’Atlantique Nord, balayé par des trains de dépressions très creuses.

« Ca va être assez violent » estime le skipper. « On voit des vents de 40 à 45 nœuds sur les fichiers, ce qui présume de conditions de mer vraiment difficiles. On essaiera de bien se placer par rapport à ces dépressions mais bon… il n’y a pas vraiment moyen d’échapper à ce mauvais temps. Un moment donné, il faudra bien se retrouver dedans pour se rapprocher de la Bretagne. » 


Idec Sport à 17h45 (à 2310 milles de l'arrivée)
Milles de retard sur le record : 968
Milles parcourus en 24 h : 694
Vitesse moyenne en 24 h : 29

Spindrift 2 à 17h30 (à 2234 milles de l'arrivée)
Milles de retard sur le record : 827
Milles parcourus en 24 h : 359
Vitesse moyenne en 24 h : 15

Par la rédaction
Source : Idec

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