jeudi 28 avril 2016

The Transat / Gitana 16 est à Plymouth, Sebastien Josse : "Je suis en attente de réponse"

L'IMOCA Edmond de Rothschild a rallié dimanche le port de Plymouth, d'où sera donné lundi 2 mai à 15h30 le départ The Transat. Sébastien Josse s'aligne pour la troisième fois sur ce parcours très exigeant, contre vents et courants en Atlantique Nord. "J'ai hâte de savoir ce que cette transat va encore nous apprendre." À six mois du Vendée Globe, la course prend des airs de grand oral pour les futurs concurrents du tour du monde.



Gitana 16 prendra le départ de The Transat lundi.
Credit : E.Allaire

Deux transatlantiques de préparation sur la route du Vendée Globe
Six mois séparent Sébastien Josse du départ des Sables d'Olonne, début novembre. D'ici là, une série de deux transatlantiques en course et en solitaire se présente devant les étraves du Mono60 Edmond de Rothschild : The Transat bakerly puis la New York – Vendée (Les Sables d'Olonne).


Une épreuve incontournable
Avec six bateaux au départ lundi, le plateau de The Transat est certes resserré mais le niveau est là. Il réunit notamment le vainqueur du dernier Vendée Globe (Macif devenu SMA) et les deux premiers de la Transat Jacques Vabre 2015 (PRB et le foiler Banque Populaire VIII). « The Transat est un monstre sacré de la course au large. Une épreuve incontournable, d'autant plus dans le cadre de la préparation du Vendée Globe, » confie Sébastien Josse.

« Cet enchaînement de dépressions en Atlantique Nord est idéal pour éprouver le bateau et le skipper. À mes yeux, les 12 jours théoriques de The Transat représentent l'équivalent du mois que nous allons passer l'hiver prochain dans les mers du Sud en termes de mise à l'épreuve physique, mentale et technique. »


The Transat pour donner une première tendance
Sur The Transat bakerly, avec trois IMOCA à foils (Edmond de Rothschild, Banque Populaire VIII, St Michel-Virbac) et trois à dérives droites (PRB, SMA, 44), les plus grandes interrogations portent sur l'efficacité de ces plans porteurs latéraux, au près et dans des conditions de mer difficiles.

« Je suis en attente de réponses. J'ai hâte de savoir ce que cette transat va encore nous apprendre sur Edmond de Rothschild et sur nos concurrents. Avec le bureau d'études, l'équipe technique et les « performers » du Gitana Team, nous avons beaucoup travaillé pour faire évoluer le bateau durant l'hiver et c'est maintenant à moi de l'utiliser au mieux. J'aborde la course comme un grand échauffement. La météo donnera le tempo et, sur ce parcours, on sait que cela peut vite devenir extrême » ajoute le skipper d'Edmond de Rothschild.


Pas en conquérant
« Nous savons que le risque de casse est très présent sur cette épreuve (En 2008, le skipper avait dû abandonner en 2008 avec BT, rail de grand-voile cassé). Je n'y vais pas en conquérant mais plutôt en prenant les choses comme elles viennent et dans l'idée de rester très à l'écoute de mon bateau, » conclut-il. « Chacun fait ses choix en termes de préparation. Il était important pour moi d'aller régater dans ces conditions avant de m'élancer autour du monde. »

Par la rédaction
Source : Gitana

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