samedi 21 mai 2016

The Transat / Louis Duc, superbe deuxième sur son Class40 de 2008: "Une Transat très éprouvante"

Louis Duc a marqué les esprits de la Class40 en n’hésitant pas à naviguer seul sur une route plus méridionale dès les Açores : en arrivant à New York hier vendredi 20 mai à 09h 24’ 40’’ (soit 15h 24’ 40’’ heure française), le solitaire s’adjuge la place de dauphin sur The Transat bakerly en 17 jours 23 heures 54 minutes 40 secondes en ayant parcouru 3 947 milles à la moyenne de 9,14 nœuds sur l’eau. Il concède au vainqueur Thibaut Vauchel-Camus 11 heures 11 minutes 44 secondes, avec son plan Lombard (un Akilaria Mk2 mis à l’eau en 2008). 


Louis Duc deuxième de The Transat
Credit : A.Ross

Outsider au départ de Plymouth en raison de l’âge de son plan Lombard (un Akilaria Mk2 mis à l’eau en 2008), Louis Duc aura été l’un des grands animateurs de The Transat bakerly en Class40.


Louis Duc : 
« Au départ de Plymouth, on pensait qu’on allait se faire branler en permanence dans les dépressions… Et on a commencé par faire du Sud ! Une transat anglaise qui passe par le Fromveur et le golfe de Gascogne : un truc de fou. Et puis tout a commencé à se remettre dans l’ordre avec une première dépression que nous avons pu contourner par le Nord : j’ai alors décidé de couper un peu la route. C’était quand même assez costaud parce qu’on voyait sur les champs de vent, des barbules à plus de 50 nœuds ! J’ai probablement été le plus exposé en rasant le centre de la dépression, mais je m’en suis bien tiré… J’ai vraiment pris mon pied parce que l’état de la mer est resté correct.

A la sortie, nous n’étions plus que quatre bateaux en tête, mais je savais que j’avais un petit déficit de vitesse par rapport au trio à cause de l’âge de ma monture : j’ai cherché une solution pour faire un peu autrement. J’ai vu une « porte » s’ouvrir dans le Sud avec une météo beaucoup plus fiable. La prise de risque était limitée alors qu’au Nord, on pouvait se retrouver dans une grosse molle… Finalement, j’ai eu à peu près le même écart à l’arrivée que celui au moment où j’ai pris ma décision : ce n’était donc pas une erreur. Mais cela m’a décalé dans le Sud, ce qui m’a permis d’avoir d’autres opportunités.

« Onze heures d’écart à l’arrivée, c’est beaucoup ! Mais j’ai fait très attention à préserver le matériel, en particulier mes voiles. Je suis parti deux fois à 90° de la route pour ne pas subir un coup de vent… »

Mais j’ai surtout réfléchi par rapport au Gulf Stream parce que j’avais déjà participé à The Transat il y a huit ans et on l’avait subi. Malheureusement, les cartes dont nous disposions n’étaient pas assez précises et j’ai poussé plus de courant que prévu… Mais naviguer avec de l’eau de mer à 23° quand on est par 40° Nord, c’est inhabituel ! En revanche, l’état de la mer était dur : j’ai eu l’impression de passer le raz Blanchard pendant mille milles… Le bateau a souffert, il a tapé énormément.

Je suis super content d’arriver à New York parce que ce n’est le cas de tous les coureurs, car ça a été une transat anglaise très éprouvante pour les bateaux. Et en même temps prendre autant de temps à l’arrivée, cela donne un petit goût amer. Je vais être obligé de revenir pour me battre pour la victoire !



CLASS40
1. Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton - ARSEP), arrivé le 20 mai 2016 à 3h12 et 56 secondes UTC +1 (17j 12h 42 min 56sec)
2. Louis Duc (Carac), arrivé le 20 mai 2016 à 14h24m et 40 sec UTC +1 (17j 23h 54m 40sec)


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Par la rédaction
Source : The Transat

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