mardi 20 décembre 2016

Vendée Globe / Thomas Ruyant en approche de la Nouvelle Zélande, les Coast Guards à ses côtés - ITW

Thomas Ruyant, qui tente de ramener son bateau "Le Souffle du Nord" en Nouvelle-Zélande, a bien évolué cette nuit. Il est arrivé dans la zone protégée par la pointe Sud et se trouve ce matin à 80 milles du but final. Malgré un bateau qui menace de se disloquer, il avance entre 8 et 12 nœuds mais la situation reste particulièrement difficile. Un bateau des Coast Guards est arrivé en soutien. Si tout se passe bien, le skipper, qui gère parfaitement, devrait toucher terre en fin de journée. 


Credit : Th.Ruyant

« Le bateau continue de s’ouvrir alors que Thomas a eu jusqu’à 50 nœuds sur zone pendant quelques heures » déclare Laurent Bourguès, en liaison avec Thomas Ruyant alors que le directeur technique est en escale à Dubaï et va rejoindre au plus vite la Nouvelle-Zélande. « Il arrive maintenant dans une zone protégée donc ça va un peu mieux. La pompe principale de cale qui permet de retirer l’eau qui pénètre à l’avant du bateau est grillée, celle de rechange fonctionne encore. »


Les Coast Guards arrivent en soutien
Marine Viau, chargée de logistique de l’équipe « mer » du Souffle du Nord, a réussi à trouver un bateau des Coast Guards. Le bateau est arrivé aux cotés du skipper malheureux à 11 heures ce matin.

« Il aura une motopompe, du gasoil et du matériel pour renforcer la structure si nécessaire. Deux marins dont Stuart Mac Lachlan, plusieurs Volvo Ocean Race à son actif, sont prêts à monter à bord du Souffle du Nord si Thomas en ressent le besoin. »


Attendu en fin de journée
Si Le Souffle du Nord ne se disloque pas avant, il est attendu en fin de journée à Bluff. Il restera alors encore un point de vigilance sur l’arrivée dans le port car les conditions annoncées sont encore musclées. Thomas Ruyant gère parfaitement la situation.


Thomas Ruyant à 11h30 : "Je crois pouvoir dire que je vais sauver Le Souffle du Nord"


« J’ai deux néo-zélandais à bord de mon bateau. Nous sommes en train d’installer une motopompe pour essayer de vider le compartiment avant. J’ai 8 nœuds de vent et une mer plate. 

Je crois pouvoir dire que je vais sauver Le Souffle du Nord et que nous allons réussir à l’amener à bon port. Depuis le passage de la pointe Sud de la Nouvelle-Zélande, tout est sécurisé, je pense. Nous sommes à l’abri. Le bateau actuellement pique vers l’avant mais nous stabilisons la situation. 

Il y a quelques heures, j’ai cru que l’histoire de mon fier voilier au grand colibri était terminée. Je n’arrivais pas à faire route vers le but dans 45 nœuds de vent. J’étais à l’intérieur avec le doigt sur le bouton de la balise pour évacuation. J’ai cru que je perdais définitivement Le Souffle du Nord. Je partais au lof toutes les deux minutes. Mon voilier était incontrôlable avec un système de barres explosé. Le gréement était totalement mou et je n’avais pas de bastaques. Tout a tenu à un fil ! 

Après ce mauvais moment et le passage de ce fameux cap, j’ai compris que j’allais m’en sortir. J’ai eu un instant de plénitude avec un coucher du soleil d’anthologie le long des côtes néo-zélandaises. »



Le Souffle du Nord à 9 h ce matin


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http://www.scanvoile.com/2016/12/vendee-globe-bateau-gravement-endommage.html#.WFkUO_nJzIU


Par la rédaction
Source : Souffle du Nord - TB Press