mardi 9 mai 2017

Multi50 / Erwan Le Roux remporte le Grand Prix Guyader : "La concurrence est très homogène"

Le rideau est tombé dimanche après-midi sur le Grand Prix Guyader pour les Multi50. FenêtréA – Mix Buffet et les autres trimarans en lice ont disputé deux petits parcours côtiers en baie de Douarnenez, dans 4 à 5 nœuds de vent. Deuxièmes sur le Tour de Belle Ile le week-end du 1er mai, Erwan Le Roux et ses hommes montent cette fois sur la plus haute marche du podium.


Credit : F.Van Malleghem/GP Guyader


40 noeuds !
Après trois jours de régate dans des conditions relativement musclées, marquées notamment, par des pointes de vitesse supérieures à 40 nœuds pour l’équipage de FenêtréA – Mix Buffet, le changement de décor dimanche a été assez radical. « C’était super mou mais, malgré tout, assez sympa, avec pas mal de jeu, du VGM, de nombreuses manœuvres… Nous avons eu un peu de tout », a noté Erwan Le Roux, 3e et 1er des courses du dernier jour.


Une classe attractive
« Nous sommes super content de gagner l’épreuve. Le bilan de ces quatre jours de course est vraiment positif. A bord, les gars ont vraiment bien bossé. Mathieu Renault a été impérial et Tom Laperche super efficace. Adam Currier et Clément Bouyssou se sont, eux, donné à fond physiquement après des mois de chantier difficiles », a expliqué le navigateur morbihannais qui valide donc ce qui a été fait à bord de sa monture depuis son accident dans The Transat bakerly, en mai 2016.

« Ce bon résultat nous permet d’aborder la suite de la saison plus sereinement. Je suis super content de voir le niveau de la classe cette année, avec l’arrivée, à la fois, de nouveaux skippers et de nouveaux partenaires. La concurrence est très homogène et il va devenir de plus en plus difficile de gagner. C’est, évidemment, quelque chose dont je me réjouis »,  assure Erwan Le Roux, ravi de l’évolution de la jauge des 50 pieds.


"Des vitesses un peu affolantes"
« Cette semaine, le plan d’eau de Douarnenez nous a offert des vitesses un peu affolantes avec nos foils. Cela étant, nous devons faire attention car nos bateaux ne sont pas forcément prévus pour aller à plus de 35 nœuds. Nous allons devoir analyser tout ça car aller vite, c’est bien, mais arriver de l’autre côté lors d’une transatlantique reste quand même la priorité », poursuit le navigateur qui va réceptionner son deuxième foil cette semaine.

« L’idée, c’est d’être opérationnel pour l’Armen Race dont le coup d’envoi est programmé le 27 mai à la Trinité-sur-Mer. Cette prochaine course va nous permettre de tester les foils au large. J’ai hâte ! »

Par la rédaction
Source : Rivacom