jeudi 1 juin 2017

ITW / Xavier Macaire impatient de s'élancer sur La Solitaire : "Il faut vraiment être mort de faim"

"Depuis sept ans, elle est «mon gros évènement» de l’année." La Solitaire, il connait. Déjà monté à deux reprises sur le podium, Xavier Macaire sait aujourd’hui de quoi il est capable. Le skipper du Figaro SNEF est conscient que la meilleure façon d’aborder la Solitaire Urgo, pour lui, est de prendre les étapes les unes après les autres. Les mots du marin à trois jours du départ à Pauillac. 


Crédit : A Courcoux

Que représente La Solitaire pour vous ?
Xavier Macaire : « C’est une course vraiment mythique, une épreuve très importante. Depuis sept ans, elle est « mon gros évènement » de l’année. Cette année, j’essaie de ne pas me mettre la pression car je sais que ce n’est pas la démarche qui me réussit. Je sais ce dont je suis capable, mais je vais prendre les choses les unes après les autres. 

On sait tous que chaque étape est importante : le départ, la première nuit en mer, la deuxième, les derniers milles… Chacune d’entre-elles doit être une réussite et c’est la somme de ces petites réussites qui peut en faire une grande à l’arrivée. Je vais donc aborder les choses au jour le jour. »


Quelle est la part du mental dans cette course ?
« Pour participer à une course telle que la Solitaire, et pour la gagner de surcroît, il faut vraiment être mort de faim, avoir une gnac énorme. Si on y va pour la balade, on ne fera jamais rien, mis à part subir. »


Quel regard portez-vous sur cette édition 2017 ?
« Au total, nous sommes une vingtaine de coureurs à être là pour la gagne. Il n’y a pas que les vieux loups de mer, il y a aussi les jeunes qui poussent, des gens hyper travailleurs au talent fou qui viennent pour se faire une place parmi les meilleurs. 

A chaque fois, j’appréhende un peu, forcément. Mais c’est aussi ce qui fait que j’ai envie d’y aller car plus la victoire est dure à atteindre, plus elle est belle. J’ai, aujourd’hui, l’expérience de sept participations à l’épreuve. Je vais tâcher de me servir de ce vécu pour éviter les pièges. »

par la rédaction
Source : Rivacom