mardi 11 juillet 2017

Record / Francis Joyon sur Idec Sport en passe de battre son record de l'Atlantique : "A la minute près !"

Francis Joyon a quitté jeudi (heure locale) New York City en solitaire pour ramener son maxi IDEC SPORT à son port d'attache de la Trinité sur Mer après The Bridge 2017. Et il est aujourd'hui en capacité de battre la nuit prochaine son propre record de la traversée de l'Atlantique ! Réponse cette nuit.



Credit : JM Liot


Pour la première fois en solitaire sur Idec Sport
A peine remis de sa fatigue de The Bridge, course en équipage de Saint Nazaire à New York, Francis Joyon décidait de ramener en solo son trimaran vers la France.

Point de routage sophistiqué, ni de stand-by météo, ni même d'avitaillement particulier et IDEC SPORT quittait l'Hudson river pour glisser à proximité du phare d'Ambrose jeudi dernier 6 juillet à 23 heures 30 TU. Francis Joyon déclenchait alors sa « boite noire » chargée d'enregistrer tous ses paramètres de navigation.

Il avait à l'esprit non seulement de se tester pour la première fois seul à bord de son trimaran géant, mais aussi de tenter, pourquoi pas, de battre les 785 milles, record de la plus grande distance parcourue en 24 heures, propriété de François Gabart en juillet 2016.


Avant cette nuit à 2h25
Francis Joyon navigue ce matin à 340 milles du cap Lizard, terme des parcours transatlantiques où sont enregistrés les records. Il doit parer ce cap avant demain mercredi 12 juillet à 2 heures 25 minutes et 10 secondes TU (Temps Universel) pour espérer battre le chrono référence qu'il avait lui-même établi à bord de son ancien trimaran Idec le 16 juin 2013, en 5 jours, 2 heures, 56 minutes et 10 secondes, à 23,30 noeuds de moyenne. « Cela va se jouer à la minute près ! » expliquait ce matin Francis Joyon.

« Je dois encore « tricoter » un peu sous l'Irlande car je navigue au plein vent arrière. Je suis parti à l'improviste dans des conditions très éloignées de ce que l'on aurait espéré pour tenter un record. Mais dès samedi, les conditions se sont améliorées et j'ai pu suivre une route plus optimisée que celle que j'avais suivie, très proches des Açores, en 2013. 

Je me suis pris au jeu et j'essaie de faire marcher le bateau au mieux en solitaire. Je dois beaucoup m'employer car j'ai eu beaucoup de manœuvres à effectuer. De plus, mes pilotes ne fonctionnent pas très bien et je préfère barrer pour aller plus vite. Je gagne jusqu'à 15 % d'efficacité si je demeure à la barre. »

Par la rédaction
Source : Mer et Media