lundi 11 septembre 2017

Mini Transat / Impatients d'en découdre, les marins racontent à moins d'un mois du grand départ

Ils seront 81 solitaires à s'élancer le 1er octobre de La Rochelle. L'occasion d'aller à la rencontre de quelques marins, impatients de vivre leur rêve : participer à la Mini-Transat. 


Credit : Mini Transat 2015

Julien Bozzolo (mariole.fr), skipper du plus ancien bateau de la course, ingénieur : « Mon histoire commence par un coup de foudre pour mon bateau. Une fois que j’ai acheté Mariole, j’ai eu beau tergiverser, je savais que ça finirait un jour par la Mini-Transat. Voilà, j’y suis. »

Romain Bolzinger (Spicee.com), skipper d’un proto plan Lombard, journaliste : « L’idée c’est de mener de front ma course et la construction d’un reportage collaboratif qui mettrait en avance l’essence de la Mini-Transat La Boulangère. »

Marta Guemes (Artelia), skipper d’un Pogo 2, espagnole, ingénieure : « pour préparer la Mini-Transat La Boulangère, je me suis mise en disponibilité avec l’aide de mon entreprise. Même si la course accueille beaucoup d’étrangers, c’est en France que se forment les meilleurs. C’est pourquoi, je me suis installée à La Rochelle. Et j’avais la chance de bien parler français. »

Erwan Le Draoulec (Emile Henry), skipper d’un Pogo 3, navigateur et benjamin de la course : « j’ai bien conscience d’être un privilégié. Depuis deux ans, je m’entraîne en permanence, je suis soutenu par un partenaire fiable et par mes parents. Difficile dans ces conditions de ne pas faire de bons résultats. Maintenant, la traversée de l’Atlantique, c’est quelque chose de totalement nouveau pour moi. »

Ian Lipinski (griffon.fr), skipper d’un proto plan Raison, vainqueur en série en 2015 : « Je sais qu’on me considère comme le grand favori de la course. C’est logique au vu de mes résultats. Ça ne me met pas plus de pression. La seule chose qui pourrait me déstabiliser, c’est de savoir que je n’aurai pas de nouvelles de ma famille et mes deux enfants pendant la course. »

Charlotte Méry (Femmes de Bretagne, Optigestion), skipper d’un proto Bertrand, issue de la filière olympique : « La tête de ma famille quand je leur ai annoncé que j’avais acheté un proto pour faire la Mini-Transat La Boulangère ! Depuis, il a fallu que je m’organise : j’ai créé ma société pour gérer le bateau, mais après la Mini, il va falloir que je trouve un travail rentable… »

Benoît Sineau (Cachaça II), skipper d’un Pogo 3, chef d’entreprise : « Ça fait des années que je tourne autour de la Mini-Transat. Je me disais que tant que je n’y serais pas allé, il m’aurait manqué quelque chose. Mais s’organiser pour déléguer la direction de la boite pendant plusieurs mois, ce n’est pas évident. »

Quentin Vlamynck (Arkema 3), skipper d’un proto Neyhousser, membre du team Arkema : « On a conçu un bateau futuriste par bien des aspects. A moi de les exploiter au mieux, de continuer de faire progresser la machine avant de passer la barre à un autre jeune skipper. »


La Mini Transat à la loupe
· Dimanche 1er octobre : Départ de La Mini-Transat La Boulangère à La Rochelle
· 21ème édition
· 4 050 milles à parcourir entre La Rochelle – Las Palmas de Gran Canaria et Le Marin (Martinique)
· 81 skippers au départ
· 10 femmes
· 11 nationalités
· 20 ans : l’âge du benjamin de la course : Erwan Le Draoulec
· 62 ans : l’âge du doyen de la course : Fred Guérin
· 25 prototypes
· 56 séries
· 66 bizuths
· 15 récidivistes

Par la rédaction
Source : Effets Mer