vendredi 13 octobre 2017

ITW / Clarisse Crémer troisième de la première étape de la Mini Transat : "Un gros kiff !"

Clarisse Crémer aura tout donné jusqu’au bout ! Au terme d’une étape de 10 jours entre La Rochelle et Gran Canaria, la skipper du Mini TBS monte sur la 3e marche du podium Série. Aux avant-postes depuis le départ de La Rochelle, elle a prouvé qu’il faut compter avec elle sur cette Mini Transat. Débriefing.


Crédit : Ch Breschi

Clarisse, vous bouclez cette première étape à la 3e place, c’est une satisfaction ?
« C’est une grande satisfaction ! Surtout que je n’ai pas écouté les classements pendant toute l’étape… Etant donné que ça ne sert pas à grand-chose stratégiquement, j’écoutais uniquement la météo et ensuite je coupais. Comme ça, je faisais ma course sans me préoccuper du reste. 

Ce matin (hier) j’ai écouté le classement pour la première fois depuis le départ et j’ai entendu que j’étais quatrième ; je me suis dit qu’il y avait peut-être une place à gagner. J’ai donc barré toute la journée. 

Je suis vraiment très heureuse. Cette première étape était un gros kiff, je n’ai jamais été autant heureuse d’être en mer. J’avais vraiment l’impression d’enfin profiter ! »


Comment s’est passée cette étape ? 
« Je ne m’étais jamais sentie aussi bien en bateau. Même quand on était empétolé, je m’en fichais, ça pouvait durer plus longtemps, j’étais vraiment très contente d’être en mer. En fait je me suis rendu compte que sur toutes les courses précédentes, j’avais toujours au fond de moi l’objectif de la Mini Transat. Sur cette étape je n’avais plus cette petite musique, j’y étais. J’ai profité de chaque moment. J’ai adoré du début à la fin ! »


Vous avez pris la tête de la flotte à la faveur d'une option ouest au large du Portugal. Pourquoi ce choix ?
« Je ne me rends pas compte de ce que j’ai pu prendre comme option par rapport aux autres. Notre météo est assez basique, j’ai vraiment essayé de naviguer au plus logique à chaque fois, de faire les bords les plus rapprochants possibles, d’essayer de jouer les bascules. Je faisais des choses hyper claires dans ma tête. 

J’ai hâte de regarder la cartographie pour voir ma trace, voir ce que j’ai compris ou non sur le plan d’eau, de me faire mon debrief. »


Ensuite vous êtes tombée dans une bulle sans vent, passant de la première à la dixième place. Comment avez-vous géré ?
« C’est le genre de conditions dans lesquelles je suis tout à fait capable de devenir folle. Et là j’étais contente de moi parce que j’étais hyper sereine, j’ai fait marcher mon bateau autant que je pouvais dans la pétole. Et je pense que de ne pas écouter les classements m’a sauvée parce que si j’avais su que je perdais beaucoup de terrain, ça m’aurait mis un gros coup au moral ! »


Place maintenant à un peu de repos. Quel est le programme des prochains jours ?
« J’ai quelques bricoles à gérer sur le bateau mais dans l’ensemble il est en pleine forme. »

Par la rédaction
Source : J.Cornille