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Mettre la course au large au service d’une cause pour les Class40, "donner du sens à la course"

 

Sur les pontons des Class40, certains noms de bateaux ne sont pas choisis au hasard. Derrière la performance sportive, plusieurs skippers ont fait le choix d'accoler à leur voilier le nom d'une association, transformant chaque mille parcouru en occasion de sensibiliser, de mobiliser et de soutenir une cause qui leur tient à cœur. 

Crédit : A Courcoux


Le bateau comme porte-parole

“Depuis le début, l'idée n'a jamais été de courir seulement pour nous, mais de donner du sens à la course.” Cette phrase de Christophe Rateau (#133 – Gustave Roussy) pourrait résumer la démarche des quatre skippers réunis ici. Derrière chaque collaboration avec une association se cache d'abord une expérience personnelle.

“Mon partenaire, Pierreval, souhaitait mettre en avant une association pour l’environnement en partageant le nom de course du bateau. Il a fait un appel d’offre et il a choisi GoodPlanet car elle correspondait le plus avec ce que nous avions conjointement envie de véhiculer, une image, des projets et une façon de parler d’environnement non culpabilisante”, explique Vincent Riou (#203 – Pierreval – GoodPlanet).

L’histoire est différente pour Sophie Faguet (#175 – défi Solidaire pour Ellye et l’Arche). En 2025, elle unit son projet à celui de Nicolas Jossier, également skipper de la Class40, touché par un lymphome en 2015. “ELLyE a accompagné Nicolas pendant sa maladie ; c'est ce lien personnel qui donne tout son sens au projet.” Elle y associe alors L’Arche, association qu’elle soutient également.

Avec un nom de course sans ambiguïté (#209 – SNSM Faites un don), Corentin Douguet met en lumière une organisation dont l'utilité se révèle souvent au moment où on l'attend le moins : “Comme tous les marins, je n'ai jamais eu besoin de la SNSM… mais le jour où l'on en a besoin, c'est une autre histoire.”

Une navigation plus cohérente avec les valeurs défendues

Porter une association sur son bateau engage aussi à réfléchir à la manière de mener son projet.

Pour Vincent Riou, soutenir GoodPlanet passe par des choix concrets : ”Être cohérent, c'est aussi éviter les transports inutiles, acheter seulement ce qui est nécessaire et réemployer autant que possible.” Sans se présenter comme un exemple parfait, il défend une démarche progressive et partagée : “Ce n'est jamais parfait, mais on peut s'améliorer petit à petit et partager ces valeurs avec les gens qui nous entourent.”

Cette recherche de cohérence se retrouve aussi chez Sophie Faguet qui associe ambition sportive et esprit de partage, inspiré du quotidien qu'elle observe à L'Arche : ”À L'Arche, le quotidien est partagé : les repas, le ménage, le linge… C'est un esprit transgénérationnel que j'aime beaucoup, un peu comme dans la course.”

Défi Solidaire avec ELLYE et L'Arche

Corentin Douguet, de son côté, rappelle que naviguer suppose de connaître et de soutenir ceux qui assurent la sécurité de tous en mer et mesure l'ampleur de leur engagement : “Selon la taille du bateau, une intervention peut mobiliser jusqu'à 56 personnes : c'est un engagement énorme. La SNSM, ce sont des bénévoles qui remplissent une mission de service public, disponibles de jour comme de nuit.” Une reconnaissance qui va bien au-delà du symbole : “la SNSM, c'est une organisation qui fait partie de notre univers.”

Christophe Rateau soutient pour sa part Gustave Roussy avec une idée simple : donner du sens à l'aspect sportif. Amateur passionné, sa vie professionnelle dans la médecine l'a naturellement rapproché de cet institut qui accompagne la recherche au bénéfice des patients touchés par un cancer. Pour lui, le lien entre les deux mondes est évident : “Le sport et l'activité physique ont toute leur place dans la prévention, les traitements et l'amélioration de la qualité de vie des patients.”

Source : Class40