vendredi 2 septembre 2016

Douarnenez Horta Solo / Sébastien Simon, bien placé parmi les leaders : "Je surveille le groupe du sud"

Alors qu’ils sont désormais à moins de 370 milles de l’arrivée, Sébastien Simon et les autres leaders de la Douarnenez – Horta Solo profitent actuellement de bonnes conditions pour remettre d’aplomb leur monture et se reposer avant le franchissement d’une dorsale et l’arrivée d’un nouveau vent de sud-ouest dans la soirée. Partisan d’une trajectoire médiane, le skipper Bretagne – CMB Performance occupe, en ce moment, les avant-postes de la flotte. 



Credit : A.Courcoux

Pour l’heure, Sébastien Simon surveille du coin de l’œil ses adversaires positionnés plus au sud même s’il avoue être plutôt confiant dans son option. En réalité, ce qu’il redoute le plus, ce sont les pièges et les dévents des îles à venir.

Sébastien, comment se passe la course actuellement ?
« Nous avons de super conditions : le vent souffle à 9-10 nœuds et nous évoluons au largue serré sous spi. J’en ai profité pour monter en tête de mât, ce matin. J’avais perdu une drisse de spi là-haut, au passage du cap Finisterre. Jusqu’ici, j’avais fait sans mais j’attendais un peu de beau temps pour aller la chercher. C’est une bonne chose de faite car cela va me permettre d’être réactif lors de mes changements de voiles dans la dorsale dans les heures qui viennent. »


Vous êtes en tête au dernier pointage. On vous imagine satisfait ?
« Je suis effectivement content d’être là où je suis, surtout que, dernièrement, je n’ai pas souvent eu l’occasion de récupérer des fichiers météo à cause de soucis d’Iridium. Cela étant dit, la course n’est pas finie et les conditions, sur les derniers milles, ne vont pas s’arranger, bien au contraire. 

Jusqu’au way-point du cap Saint-Vincent, c’était du petit train. Il n’y avait aucune option à tenter. Nous étions tous contraints de faire la même route, à la queue leu-leu. J’avais un peu peur que ce soit la même chose ensuite, or il se trouve que tout le monde s’est bien dispatché. Forcément, c’est devenu intéressant, même si nous sommes en babord amure depuis le cap Finisterre. 

Dans ma position, je surveille surtout le groupe du sud (Gildas Morvan, Corentin Douguet et Xavier Macaire notamment, ndlr) mais il n’a finalement pas l’air de progresser tant que ça. Dans le groupe dans lequel je suis, nous en discutons et nous ne sommes pas trop inquiets. »


Quid des derniers milles ?
« Ce soir, nous allons devoir empanner puisque le vent est prévu de s’établir au sud-ouest après le passage de la dorsale. Dès lors, nous allons sans doute pouvoir rejoindre Horta sur un seul et même bord mais ce ne sera pas facile pour autant. 

D’une part parce que ça va devenir assez musclé à partir de demain matin, je pense, et, d’autre part, parce que nous allons devoir gérer au mieux les nombreux pièges des îles, en particulier les dévents. Le jeu sera d’anticiper au maximum ces passages délicats mais aussi de jouer les placements par rapport aux adversaires. »


Parmi les soucis du bord
Xavier Macaire (Chemins d’Océans), aux prises avec des soucis informatiques ne reçoit plus ses mails et doit composer avec un bulletin succinct émis par SMS. Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) a dû, quant à lui, monter en tête de mât pour enlever un des brins de laine qui servait à ferler son spi et qui s’était enroulé autour de sa girouette. Privé de navigation sous pilote en mode vent depuis quelques jours, le skipper havrais pu résoudre le problème.


Classement à 17h (TU+2)
1 Nicolas Lunven (Generali) à 340 milles de l’arrivée
2 Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance) à 4 milles
3 Anthony Marchand (Ovimpex – Secours Populaire) à 4 milles
4 Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) à 4 milles
5 Xavier Macaire (Chemins d’Océans) à 7 milles

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Par la rédaction
Source : Rivacom

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