Un tour du monde en Class40 sans escale, le défi d'Anatole Facon se précise avec la mise à l'eau de Good Morning Socateb

 

Ce jeudi 15 octobre, à 15h25, le Class40 Good Morning Socateb d'Anatole Facon a été mis à l’eau à Lorient. Une opération qui s’est déroulée sans encombre. À quelques semaines du début de sa fenêtre de départ, prévue à partir de mi-novembre, le skipper de 26 ans poursuit les préparatifs de son défi : tenter de battre le record du tour du monde en solitaire, sans escale, à bord d’un Class40. Prochaine étape : les premières navigations pour prendre en main le bateau avant le grand départ !

Crédit : M Le Roux

Aurélien Ducroz passe à l'IMOCA, "Je veux construire avec des entreprises qui ont envie de vivre l’aventure"

 

Skieur et marin, double champion du monde de ski freeride, champion du monde de Class40 et quadruple vainqueur du Verbier Xtreme, Aurélien Ducroz franchit une étape majeure dans son nouveau projet sportif avec l’acquisition d’un IMOCA en vue du Vendée Globe 2028. Il réunit avec ce projet ses deux terrains de jeu : la montagne et la mer. Son ambition : préparer le Vendée Globe tout en relevant un second défi hors norme — l’ascension des 82 sommets alpins de plus de 4 000 mètres — pour raconter le lien entre ces deux univers si différents mais si liés.



Crédit : Canada Ocean Racing

UN IMOCA POUR UN NOUVEAU PROJET 

Après plusieurs mois de préparation, de recherche et de négociations, Aurélien Ducroz devient officiellement co-propriétaire de l’IMOCA EMIRA 1, construit en 2011 par le chantier néo-zélandais Southern Ocean Marine sur un plan de l’architecte Owen Clarke. Lancé sous le nom Acciona 100% EcoPowered pour le projet du skipper espagnol Javier Sansó, il a ensuite couru sous les couleurs d’Offshore Team Germany — avec qui il remporte The Ocean Race Europe sous le nom Einstein — puis de Canada Ocean Racing, avec le skipper canadien Scott Shawyer. Même sans foils, sa carène d’origine s’est révélée redoutable d’efficacité aux allures portantes.

Cette acquisition ouvre une nouvelle phase du projet : prise en main du bateau, préparation technique, premiers travaux, constitution de l’équipe et montée en puissance vers les premières navigations et compétitions.

Aurélien Ducroz : « Depuis que j’ai commencé la voile, mon parcours s’est construit autour d’une ambition : être un jour au départ du Vendée Globe. L’acquisition de cet IMOCA rend aujourd’hui cette ambition bien réelle. C’est le lancement d’un projet majeur, d’un défi sportif et technologique immense, et du chapitre le plus ambitieux de ma carrière. » 

Cette acquisition est réalisée aux côtés de Thomas Riboud-Seydoux, ami de longue date d’Aurélien Ducroz et désormais co-actionnaire du bateau, séduit par l’ambition sportive autant que par les dimensions humaines, éducatives et entrepreneuriales du projet. 

OCEAN PEAK, UNE AVENTURE ENTRE MER ET MONTAGNE 

Ocean Peak fait dialoguer deux univers qui accompagnent Aurélien Ducroz depuis le début de sa carrière : la montagne, à travers son parcours de skieur, et la mer, à travers plus de 15 ans de course au large. La montagne comme laboratoire de la verticalité, la mer comme école de l’horizon — et entre les deux, un élément commun : l’eau. Le projet repose sur deux défis complémentaires : un programme ambitieux de course au large en solitaire et l’ascension des 82 sommets alpins de plus de 4 000 mètres.

Deux défis réunis par une même exigence : préparation, engagement, adaptation, et capacité à évoluer dans des environnements où l’homme doit composer avec les éléments.

Pendant trois ans, l’aventure sera racontée à travers images, vidéos, récits et rencontres, avec l’ambition de créer une véritable plateforme de contenus autour de la mer et de la montagne. Le projet intègre aussi une forte dimension de transmission et d’éducation — contenus et outils pédagogiques pour les écoles, approches associant observation et science participative — afin de mieux comprendre les environnements naturels et les enjeux liés à leur préservation.

Cette étape marque également l’ouverture de la recherche de partenaires pour accompagner Ocean Peak jusqu’en 2029. Entreprises, institutions et marques pourront s’associer au projet à travers différents formats : visibilité, contenus, expériences en mer et en montagne, événements, communication interne, engagement des collaborateurs, actions RSE, transmission, pédagogie et science participative. L’ambition : construire des partenariats qui dépassent la logique traditionnelle de visibilité, pour prendre part à une aventure éditoriale, humaine, scientifique et sportive sur plusieurs années.

« Je ne cherche pas simplement des partenaires pour mettre un logo sur un bateau. Je veux construire avec des entreprises qui ont envie de vivre l’aventure, de raconter quelque chose et de faire participer leurs collaborateurs et leurs publics. Ocean Peak est une plateforme d’opportunités à construire ensemble. Ce bateau représente beaucoup plus qu’un projet sportif : c’est un nouveau chapitre de ma vie. Ce projet est né de l’envie de faire dialoguer deux univers qui m’accompagnent depuis toujours, la mer et la montagne — et, à travers Ocean Peak, d’aller au-delà de la performance pour raconter, transmettre et embarquer tous ceux qui voudront en faire partie. »

Source : Ph Lauraire

Alexis Loison au départ de la Route du Rhum à bord de son Class40 Groupe REEL, un bizuth qui connaît la musique

Sur le papier, Alexis Loison possède quelques attributs du parfait rookie. Le 1er novembre, le skipper de Groupe REEL prendra le départ de sa première Route du Rhum – Destination Guadeloupe, qui sera aussi sa toute première transatlantique en solitaire. Son Class40, un Lift V3 mis à l’eau début juillet, n’a que quelques mois et son mode d’emploi comporte encore quelques pages blanches. Pour le reste, le Normand n’a pas vraiment le profil du petit nouveau. Dix-neuf ans de Figaro Beneteau, une victoire dans la fameuse Solitaire en 2025 et une première sortie en course avec son nouveau bateau déjà transformée en succès lors de la 40’ Malouine – La Trinquette en septembre dernier : le CV pèse suffisamment lourd pour que son nom circule parmi ceux des grands favoris. Lui préfère une autre étiquette, plus amusante et sans doute plus confortable : celle de « fauteur de trouble ». Une manière de ne rien promettre, sans renoncer à bousculer la hiérarchie.


Crédit : M Gosselin 

La première dérive arctique est lancée pour Tara Polar Station

 

Tara Polar Station a quitté le 19 juillet Lorient, son port d'attache, pour entamer sa toute première expédition scientifique en Arctique : Tara Polaris I (2026-2027). Le programme Tara Polaris, c'est 10 expéditions consécutives jusqu'en 2046, pour comprendre le fonctionnement de l’Arctique et de sa biodiversité de l’extrême, ainsi que sa réponse aux changements en cours tels que l’impact du réchauffement climatique et des pollutions.

Crédit : Fondation Tara

Café Joyeux devient partenaire de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2026

Café Joyeux devient partenaire de la Route du Rhum – destination Guadeloupe, en tant que fournisseur technique de la course et fournisseur exclusif de café sur le village de course de Saint-Malo. La marque fournira notamment du café et du thé à destination des espaces d’hospitalité et presse. Le café Café Joyeux sera également servi par Maison Hector, restaurateur présent sur le village, qui s’approvisionnera exclusivement auprès de la marque pour son offre de café.


 
Crédit : E Allaire

Justine Mettraux à terre pour cette édition de la Route du Rhum, son IMOCA en construction, "je compte bien venir les titiller très bientôt!"

 

Alors que les pontons de Saint-Malo s'apprêtent à s'animer et même si Justine Mettraux ne sera pas sur la ligne de départ cette année, elle poursuit néanmoins son observation sportive. Celle qui détient le record féminin de l’épreuve toute catégorie confondue (7e au classement général IMOCA en 2022) évoque les concurrents qui ont une chance de victoire.

Crédit : G Lebec

Au départ de la Route du Rhum, une première pour Elodie Bonafous, "trouver le bon rythme dès le début"

 

Dans moins d'une semaine, le village de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe ouvrira ses portes à Saint-Malo. Pour Élodie Bonafous, qui s’apprête à y faire son entrée à la barre de l’IMOCA Association Petits Princes – Quéguiner, le rendez-vous aura forcément quelque chose de particulier. À 31 ans, la Bretonne découvrira non seulement l’une des courses les plus emblématiques de la voile océanique, mais s’élancera aussi, le 1er novembre prochain, pour sa toute première traversée de l’Atlantique en solitaire. Deux grandes premières d’un seul coup, avec leur lot d’inconnues, d’excitation et de défis à relever. De quoi nourrir quelques interrogations, certainement pas entamer son enthousiasme. Depuis des mois, la navigatrice construit patiemment les bases de cette aventure, accumule les expériences et affine ses automatismes. L’essentiel est là : un bateau qu’elle connaît, des acquis solides, une équipe mobilisée et cette envie, intacte, de repousser un peu plus ses propres limites. Avant de larguer les amarres, il lui reste toutefois un premier exercice à négocier : traverser l’effervescence malouine sans y laisser trop d’énergie.


Crédit : E Allaire