vendredi 7 octobre 2016

Record / François Gabart attend la bonne fenêtre en Méditerranée : "La prévision est plus difficile"

Le record de la Méditerranée avec Macif est le défi qui attend François Gabart. Actuellement en stand-by, le skipper de l'Ultim est à l’affût d’une fenêtre météo favorable pour s’élancer et tenter d’améliorer le chrono de 18 heures, 58 minutes et 13 secondes établi en 2013 par Armel Le Cleac’h. Pour mener à bien son projet, le marin devra faire face à des conditions météorologiques particulièrement exigeantes. Eléments d’explication avec Jean-Yves Bernot, son routeur.


Credit : Y.Riou


Ne pas se tromper de fenêtre
Pour battre le record de la Méditerranée en solitaire, il faudra être bon dans la lecture des phénomènes météorologiques pendant la période de stand-by. « Des situations qui permettent de battre ce record, il n’y en a pas beaucoup. Il ne faudra pas rater l’occasion si elle se présente. » D’entrée, Jean-Yves Bernot donne le ton.

L'équipe de François Gabart scrute donc avec attention les fichiers météos depuis le début de la semaine. Si en Atlantique, les données récoltées permettaient d’anticiper les prévisions au-delà de 5 jours, la donne est quelque peu différente en Méditerranée. « En Atlantique, on voit passer de grands systèmes dépressionnaires. En Méditerranée, on observe plutôt l’influence locale de ces systèmes dans un bassin fermé. La prévision est donc plus difficile à anticiper et ne va pas plus loin que 3/4 jours. »


Limiter les manœuvres
Sur un plan d’eau connu pour ses situations variables et très changeantes, le skipper du trimaran MACIF est à la recherche de conditions de vent assez similaires tout au long du parcours afin de limiter les manœuvres qui ralentiraient sa progression. La situation idéale ? « Un mistral qui va plus loin que son domaine habituel et qui ne s’arrête pas au milieu de la Sardaigne. Un vent continu qui permet quasiment d’atteindre les côtes de l’Afrique du Nord, la partie la plus douteuse du parcours », précise Jean-Yves Bernot.

Quoi qu’il arrive, François Gabart devra composer avec les aléas du record. « On espère que les conditions seront propices aux prévisions. Le mistral dans une mer difficile est toujours un petit problème car le bateau a du mal à atteindre sa compétitivité optimale. »

C’est donc un exercice difficile qui attend François Gabart dans les prochaines semaines et qui sera un véritable test pour analyser le comportement du trimaran MACIF à haute vitesse sur un petit parcours. Nul doute que les capteurs de fibre optique installés pendant l’été permettront d’en apprendre un peu plus sur les performances du multicoque.

Par la rédaction
Source : Macif

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