vendredi 30 décembre 2016

Trophée Jules Verne / Idec Sport affole les compteurs, Francis Joyon : "C'est très sportif tout ça ! "

IDEC SPORT cavale vite. Depuis deux jours et demi, Francis Joyon et ses hommes maintiennent une cadence folle en direction des Kerguelen. À bord, priorité est faite à la vitesse pour rester à l'avant de la dépression qui les pourchasse, mais aussi pour laisser une zone de glace derrière. 


Crédit : JM Liot



44-45 nœuds dans les pointes
Les derniers relevés de positions confirment les hautes vitesses constantes, à 36 nœuds de moyenne, qui permettent à Idec Sport d'abattre les milles à coup de 870 milles par 24 heures. Un rythme époustouflant qui dure depuis près de trois jours !

« On essaye d'être proche des 40 nœuds. On est très motivés puisqu'il s'agit de ne pas se laisser rattraper par la dépression qui nous suit. Plus en arrière, on serait confronté à des conditions de vent et de mer plus difficiles qui nous rendraient beaucoup moins rapides. Il faut faire une moyenne de 36 nœuds pour rester devant et c'est vrai que 36 nœuds, ça y va… Il faut être sans arrêt sur les réglages et à la barre qui peut décrocher à tout moment, comme cela s'est passé - une fois avec moi, une fois avec Alex (Pella), dans des vitesses de l'ordre de 44-45 nœuds. C'est très sportif tout ça ! » avoue Francis Joyon.


"C'est un peu maintenant que le Trophée Jules Verne se joue"
Même topo de la part de Bernard Stamm.  « L'ambiance du bord est très studieuse dans ces conditions exigeantes. Le rythme est soutenu. Le front froid dépressionnaire nous suit comme notre ombre. Et s'il nous venait de freiner, de traîner sur une manœuvre, il nous rattraperait. On changerait radicalement de décor. Raison de plus pour appuyer sur le champignon », confirme-t-il.

Calé dans le sillage de son concurrent virtuel Banque Populaire V, Idec Sport ne concède plus que 270 milles de retard sur le chrono planétaire. « Pour moi la marge globale sur le record reste excellente si on arrive à rester devant le front. Pour nous, c'est un peu maintenant que le Trophée Jules Verne se joue. Si on arrive à se maintenir devant, on garde une chance importante de le battre », confie Francis Joyon.


Attention aux glaces
« Même si la probabilité restait faible, c'est vrai que d'avoir croisé un iceberg cette nuit, cela nous a refroidi. Aujourd'hui, on a une nouvelle zone à risque à traverser, mais à la tombée de la nuit, la situation doit s'améliorer » explique-t-il, pas mécontent de continuer sa progression de jour dans ces eaux peu accueillantes de l'océan Indien.


A 18 h
258 milles de retard
Vitesse sur 24 h : 36,1
Distance sur 24 h : 867 milles

par la rédaction
Source : Mer&Media