mardi 3 janvier 2017

Vendée Globe / Jean-Pierre Dick surveille ses arrières, Armel Le Cléac'h : "Il faut tenir"

 « Il y a de la fatigue physique et mentale, ça tire un peu sur l'organisme. On est dans les derniers kilomètres et il faut tenir, » confiait le leader Armel Le Cléac'h ce midi. Après 58 jours de mer et de solitude, les 18 skippers toujours en course et leurs bateaux accusent le coup. Cascade d'avaries dans le Pacifique Sud : Conrad Colman, Alan Roura, Didac Costa et Sébastien Destremau (au mouillage en Tasmanie) bataillent pour poursuivre leur route vers Les Sables d'Olonne. 


Credit : Y.Zedda/StMichel Virbac/VG


En tête, rien n'est joué !
Les paris sont encore ouverts en tête de course, « On fera les comptes après le Pot au Noir » expliquait ce midi Armel Le Cléac'h qui commence à toucher l'alizé au large du Brésil.

Alex Thomson et son Hugo Boss, à près de 180 milles derrière, tirent encore des bords avant de pouvoir glisser tribord amures et cavaler à vive allure. La situation est donc moins aisée pour le Britannique en ce moment mais le mur sans vent du Pot au Noir pourrait redistribuer les cartes, du moins resserrer l'écart entre les deux hommes de tête.

Il faut également regarder Jérémie Beyou (Maître CoQ) en grande forme et qui ne cesse de réduire l'écart à 470 milles d'Alex Thomson. "Ça faisait un moment que je n'avais pas été à moins de 1000 milles des leaders. C'est une belle progression, c'est symbolique. J'ai bien fait de regarder devant et de ne pas me dire que c'était terminé."


JP Dick regarde dans le rétro
Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) peine à contenir Yann Eliès (Queguiner – Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent), les plus rapides de la flotte aujourd'hui et naviguant à 23 milles d'écart. Les deux lascars sont en chasse pour la quatrième place à moins de 38 milles du foiler orange et bleu. Une course de vitesse s'engage entre les trois concurrents.


Conrad Colman se bat
Malmené par les folles rafales à 60 nœuds, Foresight Natural Energy a perdu hier l'axe de son étai de J1 (grande voile d'avant) et s'est vu couché dans l'eau par deux fois. Il s'en est fallu de peu que l'Imoca du Néo-Zélandais ne démâte. Epuisé, Conrad Colman, en 9e position, reprend des forces en attendant des conditions plus clémentes. Dès que la météo le permettra, il faudra monter au mât pour ramener le câble et essayer de remettre un axe de rechange et le fixer au pont.

Alan Roura, 13e, a vécu des heures difficiles lui-aussi. La Fabrique a heurté un OFNI (objet flottant non identifié) brisant son safran tribord et générant une importante voie d'eau. Le benjamin de la course est parvenu à remettre en place un safran de secours par 45 nœuds de vent… Si le jeu de la régate va sans doute être mis entre parenthèse, Alan se fixe un objectif : ramener le bateau à bon port aux Sables d'Olonne.

Quant à Sébastien Destremau, son bateau est amarré à un corps-mort dans la baie de l'Espérance en Tasmanie. Le Méditerranéen a pu grimper en haut du mât de son TechnoFirst-faceOcean. Une barre de flèche devra être réparée avec les moyens du bord. Dans 36 h, le skipper devrait être reparti.


A 18 h
1 Armel LE CLÉAC’H BANQUE POPULAIRE VIII
2 Alex THOMSON HUGO BOSS à 190.34 nm
3 Jérémie BEYOU MAITRE COQ à 625.48 nm
4 Jean-Pierre DICK StMICHEL-VIRBAC à 1375.1 nm
5 Yann ELIES QUÉGUINER - LEUCÉMIE ESPOIR à 1423.43 nm

Par la rédaction
Source : Mer et Media