dimanche 5 novembre 2017

ITW / Départ tonique pour la Transat Jacques Vabre, "On ne sera pas trop de deux !" dixit Thomas Coville

Les conditions de navigations s’annoncent rapides et promettent de belles vitesses sur cette 13ème édition de la Transat Jacques Vabre. Ce dimanche, les 76 skippers savent à quelle sauce ils vont être mangés. Dans les premières 36 heures de course : un bon flux de nord-ouest pour le départ donné à 13h35, une dorsale comme transition au petit matin, puis l’approche d’un front froid plutôt musclé. Un menu tonique, tactique, varié… et propice à une traversée express. Les routages estiment que les Ultim' devraient atteindre Salvador de Bahia dans à peine plus d’une semaine. Thomas Coville et Jean Luc Nélias commentent.


Crédit : V Curutchet

Nous allons sortir toute la garde-robe
« Ça va être bien et compliqué à la fois. Nous allons sortir de la Manche assez rapidement. Dès le milieu de la nuit de dimanche à lundi, nous serons déjà au niveau de Ouessant. Ensuite, nous allons rencontrer une zone de petit temps où il va falloir renvoyer toute la toile. Ce petit temps sera suivi de beaucoup de vent lundi après-midi. Dès mardi, soit 48 heures après le départ, nous serons presque dans les Alizés au portant en direction du pot au noir. Nous allons sortir toute la garde-robe de SODEBO ULTIM’. Ce sera beaucoup d’énergie, d’efforts et de fatigue accumulée ! » explique Jean Luc Nélias, co-skipper et navigateur à bord de Sodebo Ultim'.


A l’est ou dans l’ouest ?
« Tout le long du parcours, il y a des îles : Madère, les Canaries, le Cap Vert, qui vont représenter des obstacles météo et qui vont nous donner du fil à retordre avec leurs dévents. De quel côté passer ? A l’est ou dans l’ouest ? Ce sont tous ces rebondissements qui rendent la course intéressante.  Il va y avoir un engagement technique et sportif. On ne sera pas trop de deux ! Notre connaissance du bateau et de notre duo sera notre atout » conclut Thomas Coville.


Une cellule météo à terre
Jean-Luc Nélias embarque avec plusieurs casquettes. Quotidiennement, il pourra s’appuyer sur deux hommes à terre. Thierry Briend et Christian Dumard, deux spécialistes, « castés » par Jean-Luc Nélias et Thomas Coville.

par la rédaction
Source : A Bourgeois