Giancarlo Pedote au départ de la Transat Jacques Vabre : "Tout se joue surtout au début" - IMOCA

Deux participations à la course, dont l’une couronnée de succès dans la catégorie des Multi50 en 2015, Giancarlo Pedote s’apprête à prendre part à la Transat Jacques Vabre pour la troisième fois. C’est le couteau entre les dents que le skipper italien aborde cette 14e édition de la Route du Café qui les mènera, lui et son co-skipper Anthony Marchand, du Havre jusqu’à Salvador de Bahia, au Brésil. Une épreuve dont il connait les spécificités et les difficultés. Il raconte.


Crédit : Y Zedda


Les spécificités de cette transat


« On ne se rend pas bien compte, mais sur une transat aussi longue (4350 milles, ndlr), on n'a pas moins de cinq systèmes météo à passer : les dépressions d’ouest sous nos latitudes, les alizés de nord-ouest, le Pot-au-Noir, les alizés de sud-est et une zone très instable et orageuse pour finir. Ça fait un paquet de passages très compliqués !

Reste qu’à mon sens, tout se joue surtout au début, entre la sortie de la Manche et celle du golfe de Gascogne. Une fois passé la zone de convergence intertropicale (ZCIT), où c’est quand même un peu la loterie, ce qui devait casser a déjà cassé et les emmerdes techniques qu’on devait avoir, on les a déjà eus. Après, ça part souvent par devant. »

La principale difficulté

« C’est clairement le début parce qu’au moment où on prend le départ, ça fait une dizaine de jours qu’on est cloué à terre et que le bateau n’a pas quitté le bassin. Il faut donc réussir à rentrer très vite dans le match surtout que c’est généralement lors des premiers jours que les premiers écarts significatifs se font. 

Ce n’est pas facile car en octobre / novembre, on peut subir des gros changements de temps et/ou de températures. Il fait froid, il pleut, ça souffle, la mer est formée… ce n’est pas une mince affaire de trouver le bon rythme d’emblée. »

L’expérience des deux précédentes participations, un atout dans quelle mesure ?

« Lorsque l’on participe à une course pour la troisième fois, il y a naturellement moins de stress. On connait le chemin, les problèmes auxquels on peut être confrontés, les pièges du parcours… ça reste néanmoins une transat, un exercice loin d’être anodin. L’une ne ressemble jamais à l’autre. 

Ce qui change pour moi cette fois, c’est que j’assure le rôle de skipper. Par conséquent, je porte beaucoup plus de choses sur mon dos. C’est un autre contexte et j’ai particulièrement à cœur de faire les choses bien ».

Source : Rivacom