jeudi 30 juillet 2015

IMOCA / Mise à l'eau de Maitre CoQ hier, Jérémie Beyou dévoile son co-skipper pour la Jacques Vabre

Après un gros chantier de sept mois, le 60 pieds Maître Coq a été remis à l’eau hier à Lorient. Objectif Transat Jacques Vabre pour Jérémie Beyou, qui se confrontera à la concurrence des tout nouveaux monocoques à foils. Il pourra compter sur Philippe Legros, son co-skipper, qui rejoint l’équipe en tant que responsable de la performance jusqu’au prochain Vendée Globe.


Jeremie Beyou et Philippe Legros sur la Transat Jacques Vabre.
Credit : F.Van Malleghem

Pour sa cinquième participation à la Transat Jacques-Vabre, sa seconde sous les couleurs de Maître CoQ, Jérémie Beyou s’associe donc à Philippe Legros, longtemps aux côtés de Bernard Stamm chez Poujoulat. Interview croisée….


Jérémie, pour vous accompagner, vous avez fait appel à Philippe pour rejoindre l’équipe en qualité de responsable de la performance, pourquoi ce choix ?
Jérémie Beyou : « C’est une décision que nous avons prise collégialement au sein de l’équipe. Notre objectif étant d’optimiser le bateau en vue du Vendée Globe, nous voulions quelqu’un ayant le profil de Philippe, à savoir spécialisé dans la performance et le développement d’un IMOCA. 

Il y a deux ans, lorsqu’il travaillait au côté de Bernard Stamm, j’avais constaté qu’il apportait une réelle plus-value au projet. Philippe a en outre un passé de maître-voilier chez Incidences. Il a aussi développé ces dernières années un savoir-faire informatique important en matière d’analyses des performances, des outils dont on ne peut pas se passer aujourd’hui. »


Philippe, quels seront vos objectifs en terme de performance ?
Philippe Legros : « Le travail d’analyses est aujourd’hui important parce que ce sont des bateaux très évolués technologiquement, avec de nombreux appendices aux dimensions multiples, des ballasts, plusieurs configurations de voiles.… 

Il y a une multitude de forces qui s’exercent dans tous les sens, la compréhension de tous ces phénomènes est un travail de longue haleine dont l’objectif est de trouver le meilleur équilibre pour le bateau. Cela demande un gros travail d’épluchage de données statistiques puis d’être capable d’identifier les domaines dans lesquels il y a moyen de progresser, tout en restant dans un budget donné, bien sûr. »


Pourquoi avoir accepté la proposition de Jérémie ?
Philippe Legros : « Jérémie est quelqu’un de très combatif, je trouve gratifiant qu’il m’invite sur son projet, parce que c’est quand même un marin qui a terminé troisième de la dernière Jacques-Vabre, deuxième de la Route du Rhum, il a gagné trois fois le Figaro !… 

J’ai beaucoup à apprendre de lui en termes de combativité et d’énergie. Jérémie est vraiment un pur régatier qui met beaucoup d’engagement dans ce qu’il fait. Je me débrouille aussi, mais j’ai toujours été plus intéressé par le côté technique du bateau, par la performance, je ne me suis jamais positionné comme un pur régatier, donc je pense que je vais progresser à son contact. »


Quel sera l’objectif sportif de cette Transat Jacques Vabre ?
Jérémie Beyou : « C’est très difficile à dire ! Sur cette Transat Jacques-Vabre, la concurrence sera très relevée avec cinq bateaux neufs, dont deux ou trois seront déjà bien fiabilisés parce qu’ils auront quelques mois de navigation dans les pattes, quatre IMOCA d’anciennes générations désormais très aboutis, à savoir Maître CoQ, SMA, PRB et Groupe Quéguiner. Donc en termes de performances pures, ce ne sera déjà pas évident être dans les cinq, mais nous allons essayer de viser le podium. Après dans quel ordre ? Impossible de dire ! »


Qu’est ce qui a changé sur le 60 pieds IMOCA pendant cette période de chantier de sept mois ?
Jérémie Beyou : « Nous avons travaillé sur la traînée hydrodynamique : d’abord en changeant et reculant l’arbre d’hélice du moteur, de façon à ce qu’il sorte plus facilement de l’eau lorsque le bateau gîte ; ensuite en modifiant les terminaisons et le calage des dérives. 

Une autre partie du chantier a été consacrée à l’aérodynamique. Nous passons à une seule bastaque au lieu de deux auparavant, nous avons modifié le mât en conséquence. Enfin, nous changeons la répartition des ballasts à l’intérieur du bateau. »


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Par la rédaction
Source : A.Bourgeois

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