mardi 26 avril 2016

The Transat / Loick Peyron au départ sur Pen Duick II : "30 livres à bord mais pas d'enrouleur"

Loïck Peyron a quasiment tout fait et tout vu dans le milieu de la voile. Pourtant, le triple vainqueur de l’épreuve ne peut cacher son enthousiasme à l’idée de repartir sur The Transat bakerly 2016, cette fois ‘à l’ancienne’. Il s’élancera en parallèle de l’épreuve officielle à bord du célèbre Pen Duick II, un des six bateaux d’Eric Tabarly. C’est d'ailleurs sur ce même bateau que le père fondateur de la course au large française remportat la victoire en 27 jours dans la seconde édition de la Transat, connue alors sous le nom d’OSTAR. C’était en 1964. 52 ans plus tard, Loïck Peyron s'élancera sur ses traces.


Loick Peyron au départ de The Transat avec Pen Duick : "Le but est de naviguer comme il y a 50 ans "
Crédit : E Allaire

Pour les jeunes générations
En partant sur ce bateau qu’il appelle affectueusement la “vieille dame”, Loïck Peyron souhaite faire connaître aux jeunes générations l’histoire des pionniers de la voile en solitaire comme Tabarly et son concurrent et ami Canadien Mike Birch. “Un de mes objectifs est de redonner un coup de projecteur sur ces gars là car l’amnésie tend à devenir un sport officiel dans notre monde aujourd’hui et tout va très vite. Je crois qu’il est important, quand on a des cheveux blancs comme moi, de faire un effort pour rendre hommage à ces gens, surtout Eric et Mike”, a déclaré le marin de 56 ans.


Comme à l'époque
Loïck Peyron traversera l’Atlantique à bord du ketch de 44 pieds dessiné par Eric Tabarly et Gilles Constantini, dans une configuration la plus proche possible de celle de l’époque. Il n’utilisera donc pas d’enrouleur et devra changer les voiles d’avant à la main. Il se passera également de pilote automatique et embarquera à la place un régulateur d’allure équivalent à ce qu’avait Tabarly.

Je veux naviguer exactement comme l’a fait Eric”, explique l’actuel détenteur du Trophée Jules Verne. “Donc il n’y aura pas d’enrouleur et le gréement sera exactement le même qu’à l’époque. Cela ne sera pas simple parce que la route est longue et bien sûr c’est une course très difficile, surtout sur un bateau comme celui-ci, configuré comme il y a 50 ans”.


30 livres à bord 
Habitué à courir sur les bateaux les plus rapides du monde, le marin originaire du Pouliguen effectuera la traversée entre Plymouth et New York à une vitesse moyenne comprise entre 5 et 5,5 noeuds. Il espère franchir la ligne d’arrivée avant le 29 mai.

Le skipper de Pen Duick II aura le temps d’écrire pour partager son expérience, mais il a également pris soin de choisir une belle bibliothèque pour s’occuper. “J’ai déjà sélectionné 30 livres”, avoue-t-il en riant. “Mais je ne suis pas sûr de pouvoir en lire un par jour ! Le but est de naviguer comme il y a 50 ans et d’essayer de partager cette aventure avec les moyens modernes. Il n’y aura peut-être pas beaucoup d’images, mais beaucoup de textes. Je veux écrire sur cette histoire et partager ce que ces gars ont pu ressentir il y a 50 ans”.


par la rédaction
Source : The Transat bakerly

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