lundi 17 octobre 2016

IMOCA / A la rencontre d'Arnaud Boissières pour son troisième Vendée Globe : "C’est un privilège d’être là"

A 43 ans, le skipper de La Mie Câline embarque pour son troisième Vendée Globe. Arnaud Boissières ne cache pas son ambition : faire bien et faire du bien ! Rencontre avec Cali alias Arnaud, meneur de projets, chef d’équipe, fidèle en amitié, compétiteur insatisfait mais tenace ancré aux Sables d’Olonne depuis 2007.


Arnaud Boissières, dit Cali, sur son 3e Vendée Globe
Credit : B.Blanchet

Cali ou Arnaud, chacun sa place
« J’en joue moi-même ! À bord, je suis tour à tour Cali le farfelu et Arnaud le gars sérieux, appliqué. Le yin et le yang. Quand les gens me croisent dans la rue, ils m’appellent Cali, c’est enfantin et ça ne me dérange pas, ça crée une proximité. Mais quand je vais voir mon banquier, je m’appelle Arnaud ! »


Un peu d'histoire
En 2007, il rachète l’ex-VMI de Sébastien Josse. Le plus vieux bateau de la flotte au départ du Vendée Globe 2008, c’est le sien, avec sa quille fixe et ses ballasts, rendus obsolètes par les mâts-aile et quilles basculantes de la concurrence. En terminant 7ème de cette première grande boucle, Arnaud Boissières force le respect. Son deuxième Vendée Globe en 2012, terminé 8ème, confirme qu’il faut compter avec lui.


Une première 
« C’est un privilège d’être là » répète à l’envi l’intéressé qui n’oublie pas d’où il vient et sait ce qu’il veut. Terminer son troisième Vendée Globe consécutif serait une première dans l’histoire de la course et seul Armel Le Cléac’h pourra revendiquer, à partir du 6 novembre, cette même constance.


On repart pour un Tour
Pour en arriver là, Arnaud Boissières a pris des risques. Au printemps 2015, il s’endette et rachète l’ex-Paprec-Virbac 2, construit en 2007 pour Jean Pierre Dick. Soutenu par ses fidèles partenaires girondins, il séduit alors David Giraudeau, Directeur Général de La Mie Câline. Le projet est tardif, le budget pas extensible, mais la fidèle équipe se remet en place.

Côté sportif, Arnaud Boissières ne peut espérer faire un podium avec ce bateau qui rend huit ans de conception aux meilleurs. Mais, il pourra régater contre les dix autres IMOCA de sa génération engagés dans ce Vendée Globe et ne manquera pas une occasion de mettre dans son tableau arrière des bateaux plus récents. Il est déjà dans les starting-blocks.

par la rédaction
Source : S Guého

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