jeudi 3 novembre 2016

ITW / Sodebo Ultim est à Brest, Thomas Coville : "Avec l'équipe, nous sommes tous en astreinte"

Arrivés à Brest hier soir, Thomas Coville et Sodebo Ultim' attendent maintenant la bonne fenêtre météo. Avec un seul objectif pour le skipper qui s'attaquera au record du tour du monde en solitaire pour la 5e fois : faire tomber le chrono de Francis Joyon (57 jours, 13 heures et 34 minutes.) "Cette année, je vise les 55 jours. Tout se jouera à la jonction entre l’Atlantique Nord et l’Atlantique Sud."


Thomas Coville en attente d'une fenetre météo pour le record autour du monde en solitaire
Crédit : F Morin

Derrière l’ordinateur pour guider Sodebo Ultim’ tout au long de ce défi, un quatuor de cadors de la météo et du routage qui connaissent bien le skipper. Aux manettes, on retrouve Jean-Luc Nélias qui sera entouré de Thierry Douillard, Thierry Briend et de Samantha Davies.


Sodebo Ultim’, un bateau taillé pour ce record
Thomas Coville : « Sodebo Ultim’ a été conçu pour ce record et profite de toute la nouvelle technologie. Même si ce n’est pas une assurance tout risque, il doit pouvoir permettre de s’extraire de l’aléatoire météo. Sodebo Ultim’ est 10 à 15% plus rapide que mon ancien bateau. Je serai donc mieux armé. Avec ce bateau, on est dans le bon timing cette année pour tenter de battre ce record. On a un peu la pression de saisir cette opportunité et d’obtenir ce résultat. Après, il y aura d’autres bateaux de nouvelle génération qui sont là pour la relève…»


Descendre sous les 57 jours de Francis Joyon
« J’ai bouclé deux fois ce tour du monde en solitaire, une fois en 59 jours et la deuxième fois en 60 jours, et j’ai dû renoncer deux fois. Ce tour du monde en trimaran, nous sommes trois à l’avoir tenté et réalisé sans escale en mode record (NDLR : Ellen MacArthur, Francis Joyon et Thomas Coville). Cette année, je vais chercher à descendre en dessous des 57 jours pour établir le 5ème temps tout confondu (record autour du monde à la voile en équipage et en solitaire).»


Record vs course ?
"Un record, ça peut être tellement difficile à battre et il peut se passer plusieurs années avant de le faire évoluer. Quand tu arrives à battre un record, c’est magique. Tu as l’impression de faire quelque chose d’unique. Le record donne une perspective historique. C’est ce que je vais chercher. »


Se battre contre le chrono et compter sur la météo
« Deux jours soit 48 heures, c’est l’avance ou le retard que l’on peut avoir. Cette année, je vise les 55 jours. Tout se jouera à la jonction entre l’Atlantique Nord et l’Atlantique Sud. Cette jonction est capitale au moment de la remontée dans l’hémisphère nord. Il faut espérer être dans le bon train.

J’ai vécu cette expérience en 2013 lors de ma dernière tentative. Pendant la remontée de l’Atlantique après le Cap Horn, j’étais en avance sur Francis Joyon jusqu’au Brésil. Mais je n’avais pas assez de marge et je suis arrivé avec deux jours de retard. Grosso modo, si tu n’as pas deux jours d’avance en arrivant en Atlantique Nord, c’est risqué et tu subis l’aléatoire de la météo. »


Les routages tournent à plein régime
« On fait tourner les routages avec les différents scénarios. Nous regardons surtout le passage de l’Equateur et l’entrée dans l’Atlantique Sud. Je suis impatient de partir, je n’ai pas envie d’attendre trop longtemps... J’ai hâte de voir ce que cela donne.

En climatologie, les tentatives qui fonctionnent sont celles qui partent mi-novembre. Il faut être synchro entre les glaces dans le Sud et le retour dans l’hémisphère Nord. Le bateau est prêt. Avec l’équipe, nous sommes tous en astreinte pour réagir dès qu’une fenêtre se profile. »


MAJ 18H30, le 3 novembre - Sodebo annonce son passage en code orange 


Depuis quelques jours, la cellule routage de SODEBO ULTIM’ observe attentivement les conditions météorologiques sur tout l’Océan Atlantique du nord au sud. Le passage en code orange implique un départ possible dans les 48 heures. Dans l’immédiat, les meilleurs routages ouvrent un créneau de départ entre samedi et dimanche. Cette fenêtre météo présente un énorme intérêt pour le skipper, la descente semble à ce jour rectiligne et rapide jusqu’à l’équateur avec une trajectoire idéale qui se poursuivrait dans l’Atlantique sud.

Par la rédaction
Source : A.Bourgeois

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