samedi 7 février 2015

VOR / Jean Luc Nelias et Laurent Pagès : "Ce sera un passage comme une lettre à la poste … ou pas"

Jean-Luc Nelias (Mapfre) et Laurent Pages (Brunel), embarqués sur la Volvo Ocean RAce, livrent leur analyse sur cette quatrième étape. Promis, il y aura du vent et promis, le passage des Philippines sera crucial. Départ demain dimanche vers Auckland !


Crédit : F.Vignale

Jean-Luc Nelias (MAPFRE) : "Une étape plus ouverte"
« Sur cette leg 4, on attend de faire un meilleur résultat que sur les précédentes. Ça va être une étape plus ouverte, plus océanique que la dernière étape où l’on devait naviguer le long de la côte et dans des endroits un peu spéciaux. Là, c’est le Pacifique Nord à travers les îles Marshall, Caroline, Samoa, … 

Il y a beaucoup d’îles à surveiller, beaucoup de haut fonds mais une météo plus ouverte et assez clémente pour la première partie. Ensuite, on change d’hémisphère et on revient vers des conditions plus tempérées, en arrivant sur la Nouvelle Zélande.

Est-ce qu’on a la pression à bord pour faire de meilleurs résultats ? Individuellement oui, chacun aimerait faire autre chose que quatrième. On a fait 7e sur la première étape, on ne pouvait pas faire pire. Après on a fait deux manches de 4e. On aimerait bien progresser. Mais est-ce qu’il y a de la pression ? Non, pas encore. On n’est pas dans la position du leader avec des gars juste derrière. On est plutôt dans la position du bateau qui essaie de grimper au classement général. On a la pression que l’on se met nous même. "


Laurent Pages (Team Brunel) : "Cela va demander beaucoup d’attention"
« Ce parcours est le même que sur l’édition précédente. Certains le connaissent donc bien. Il devrait y avoir peu de surprises au niveau des grands systèmes météo. On va partir au près vers Les Philippines. A priori, on aura autour d’une vingtaine de nœuds de vent. Mais on a aussi déjà vu beaucoup plus fort. 

Il y a deux éditions, les bateaux ont eu jusqu’à 60 nœuds de vent et 12 mètres de creux ! Ensuite, dans le nord des Philippines, il faudra faire du nord est, de l’est ou du sud est en fonction du vent que l’on aura. 

Ce sera un moment clé de l’étape où il faudra quoi qu’il arrive investir dans l’est pour se positionner pour la suite. On récoltera les fruits de ce positionnement une semaine seulement après. On continuera à progresser avec du vent de face, au reaching serré ou un peu plus ouvert. 

"La surprise du chef"
Ensuite, sur la route, nous aurons à gérer une zone de convergence inter tropicale. Il est plus ou moins étendu entre 5 et 10 sud. Ce sera un passage comme une lettre à la poste … ou pas. Ce sera la surprise du chef.  Il faudra aussi un peu de réussite.

Ensuite, on laissera les îles Salomon sur notre droite. C’est différent de la dernière fois puisqu’on pouvait passer au milieu. Mais il y aura de toute façon des passages dans différents archipels, atolls. Beaucoup d’îles au vent, sous le vent. De l’eau, pas d’eau. De l’influence thermique, du dévent, des courants. Il faudra être vigilant. Cela va demander beaucoup d’attention au navigateur et aussi de la coordination avec l’équipage sur le pont.

"Il suffit d’être sérieux"
L’atterrissage sur la Nouvelle Zélande pourra aussi être difficile. Les conditions peuvent être déjà dures, nous sommes à la fin de l’été. Disons que l’on renoue avec des étapes plus conventionnelles, moins aléatoires. 

Nous avons fait un bon debriefing après la dernière étape. Nous avons eu une lecture très objective de ce que l’on a mal fait et de ce que l’on peut faire pour éviter que cela se reproduise. Notre groupe a suffisamment de qualités et de points forts. On n’a pas besoin d’être magiques, il suffit juste d’être sérieux. 

Nous pouvons raisonnablement faire dans les trois premiers. Ce serait un bon résultat. 

Lors de la dernière édition, la victoire à Auckland a marqué les esprits de l’ensemble du team Groupama. C’était la première victoire et ce n’était pas une victoire comme les autres. S’imposer en Nouvelle Zélande, c’était écrire une très belle page de l’histoire de cette superbe équipe. J’espère qu’il y aura un Français pour revivre cela cette fois-ci. Pas besoin d’être plusieurs, juste un, ça suffit (rires). »

par la rédaction
Source : Volvo Ocean Race

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