lundi 14 décembre 2015

ITW / Avarie de vérin de quille pour Morgan Lagravière sur la Saint Barth - Port la Forêt. Pit Stop à Horta pour Safran

Ce dimanche vers 15h HF, Morgan Lagravière a prévenu la direction de course de la Transat Saint Barth - Port la Forêt et son équipe que la tige de vérin s’était rompue à bord du monocoque adopteunskipper.net, rebaptisé Safran pour la Transat St Barth / Port-La-Forêt.


Crédit : E Allaire 

Morgan Lagravière a mis en place les réparations nécessaires pour sécuriser la quille et la maintenir dans l’axe. Il reste en contact avec l’équipe technique de Nicolas Boidevézi et le Safran Sailing Team.

Le skipper navigue sous-toilé afin de préserver au mieux le bateau.

Les circonstances de l’avarie
« J’étais sur le qui-vive depuis quatre jours. Les conditions étaient atroces et j’avoue m’être fait peur. Je n’avais jamais vécu ça. Au moment de l’incident, j’étais travers au vent, dans 35 à 40 nœuds de vent dans une mer très formée. D’un coup j’ai entendu un grand « crac », le bateau s’est couché, et j’ai vu la tête de mât dans l’eau. J’ai choqué toutes les voiles en grand mais le bateau ne se redressait pas. J’ai cru que la quille était perdue. Après vérification, elle était toujours en place mais la tige de vérin était cassée. »

Une réparation de fortune
« Je me suis alors attelé à trouver une solution pour que la tête de quille ne se balade pas d’un côté et de l’autre car cela peut abîmer la structure du bateau. J’ai pris un bout en Dyneema et fait des dizaines de tours pour éviter que la quille ne se déplace. Ma réparation tient tant bien que mal. Les conditions sont plus maniables et je fais route vers Horta à une dizaine de nœuds. »




MAJ lundi 14 décembre - 17h30 :

Morgan Lagravière a pris la décision de s’arrêter à Horta (archipel des Açores) où il devrait arriver ce mercredi. Une équipe technique sera alors sur place pour tenter de sécuriser la quille afin que Morgan puisse repartir en sécurité et terminer l’épreuve.

"Si nous sommes en mesure de sécuriser la quille de manière satisfaisante, j’attendrai une bonne fenêtre météo pour repartir et ainsi décrocher ma qualification* pour le Vendée Globe. Je serai attentif à ne pas prendre le risque de me retrouver à nouveau en situation délicate."

* Faire escale et bénéficier de l’aide de l’équipe technique ne remet pas en cause la qualification pour le Vendée Globe. Pour la décrocher, le skipper devra terminer cette Transat dans un délai maximum de neuf jours après le vainqueur.

Par la rédaction
Source : A Millet

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