AG2R / Ils ont dit

Nicolas Troussel -FINANCO (1er au classement de 11h)
« Nous sommes reparti au prés. C’est moins agréable. Il va y avoir un peu de vent au passage du front. On espère voir les alizés avant l’arrivée. Nous pensons arriver à Saint Barth vers le 14. La vie avec Christopher se passe bien. Il n’était jamais descendu sous Gibraltar. Il est un peu déçu qu’il n’y ait pas d’alizés. Nos familles nous manquent. On aimerait bien une bonne douche avec une bonne bouffe. Les routages montrent que l’on devrait arriver tous en même temps. Ceux au sud doivent être plus contents. Ils ont le soleil. »

Armel Tripon - GEDIMAT (2ème au classement de 11h)
« On a mis les cirés. Nous avons eu la bascule de vent que nous étions venu chercher. On est tous sur les mêmes routes en parallèle. On va chercher la première dépression qui s’approche. On se retrouve à nouveau penché. On marche à quatre pattes avec les cirés. La mer n’est pas encore formée. Depuis le départ, la cadence est assez élevée. Il n’y a pas beaucoup de répit. C’est génial. Le changement de rythme est assez sympa. Il y a un bon tempo. Ca reste du près dans des conditions correctes, sans les grosses bastons. Chacun fait son option. On fera les comptes à la fin. La situation avec les fichiers évolue beaucoup. Que le meilleur gagne ! Les centristes hésitent toujours entre la gauche et la droite. Cela occupe beaucoup nos discussions. Mais on arrive à parler d’autres choses. Mino me raconte ces années de course au large. Pour preuve, il a gagné la Solitaire du Figaro quand j’ai commencé à naviguer. »


Erwan Tabarly - ATHEMA – (3ème au classement de 11h)
« C’est parti pour la route du Nord. On est au près avec 15 nœuds de vent, un ciel dégagé, et quelques grains de temps en temps qui donnent de la pluie et du vent. Ca va monter ce soir. La mer est assez plate. Ca tape un peu avec des clapots courts. Nous avons un peu moins de choix maintenant que nous sommes dans le Nord. On préfère rester dans le vent. On verra après si une porte s’ouvre. Il y a toujours la question du choix du bord, et à quel moment il faut le faire. Il y a de quoi jouer. Si nous faisons l’option Nord complète, cela veut dire 6 jours de près. On nous dit tout le temps qu’il y a des alizés et qu’à la fin ça va être super. On nous a trompés sur la marchandise… Tout le monde a encore sa chance. On ne peut pas dire qu’une option est meilleure qu’une autre. Ca change souvent. C’est très ouvert. Cela ne fait que pimenter la course ! »

Jean Le Cam - CERCLE VERT – (10ème au classement de 11h)
« Nous avons un peu de vent et descendons tranquillement vers le Sud. Notre position n’est pas désagréable. On n'a rien vidé en flotte. A la Transat Jacques Vabre, on n’avait plus que 1,5 litre par jour à deux. Du coup, je prévois. Nous sommes contents d’être où l’on est. C’est une course rigolote. Il y a du jeu. Pour ceux qui sont dans le Nord, ça ne va pas être l’autoroute des vacances. Ils vont dans le dur. Il y a des trucs, c’est des non-choix. C’est-à-dire quelque chose que tu ne veux pas faire, mais tu n’as pas le choix. Ca peut t’emmener dans une situation où tu ne peux plus revenir. Il faut faire attention. Les situations météo changent. C’est intéressant. C’est toujours le même dilemme dans toutes les transats. Faut-il passer au Sud ? Au Nord ? C’est passionnant. Je regarde un peu ce que fait Lucky (Luc Poupon, Solar Inox). Il faut qu’il se calme. ! On a eu plein de tourterelles sur le pont. Je suis un peu embêté car ma tourterelle reste allongée depuis ce matin. Elle ne bouge pas d’un caramel depuis 4 - 5heures. Je ne sais pas trop quoi faire. »

Franck Le Gal - LENZE – (12ème au classement de 11h)
«Nous avons touché le vent attendu. On a une bonne vitesse. Les fichiers montrent une opportunité pour nous. On va rallonger un peu la route pour toucher quelque chose qui devrait payer. On n’est pas arrivé. Nous avons encore les vivres nécessaires mais ça va être un peu short en eau. On ne devrait pas mourir de faim. Nous analysons les fichiers qui viennent de tomber. Le danger peut venir du Sud.. L’anticyclone se décale et ouvre une porte. Alors qu’hier les fichiers indiquaient une molle. Nous sommes contents qu’il y ait du jeu. C’était plein vent arrière pour Madère. Le jeu était hyper stratégique. Depuis la porte, les options sont diverses et la flotte bien étalée. Pen Duick a bien joué sur l’emplacement de la porte ! »

Grégory Gendron - SOPRA GROUP – (14ème au classement de 11h)

« Pour l’instant nous sommes content de notre position. Ca fait 4 - 5 jours que nous sommes dans le Sud. On a repris. Saint Barth’, ce n’est pas pour toute suite. Le routage nous fait arriver le 13. Il y a encore un bout de chemin. On a bien géré l’eau. On a mangé tout le frais. Il ne reste que le lyophilisé. C’est long avant de savoir si les différentes options choisies vont payer. On a hâte de voir. Cercle Vert, Banque Populaire, et Suzuki Automobiles sont vraiment dans la course. Cette transat est un super exercice pour la Solitaire du Figaro. Ca nous permet de nous habituer au bateau, de le connaître mieux. »

Liz Wardley - SOJASUN – (21ème au classement de 11h)
« Nous allons vers le Sud. Je fais un peu de l’extrême cette année. J’écoute la météo pour voir quand est le meilleur moment pour aller à droite. Je pense faire de l’Ouest cet après-midi ou ce soir. Nous sommes là pour jouer. On profite plus que les gars du Nord qui sont en cirés. Je fais des routages 4 fois par jours. Le fichier m’indique 15 jours pour arriver à Saint Barth. On a pris à manger pour 22 jours. Je flippe un peu. Nous allons commencer à manquer d’eau dans trois jours. On va calculer combien d’eau il nous reste, afin d’en économiser pour les tropiques. »