Vendée Globe / PRB, dans le Pot

L’alizé de Nord Est s’est nettement dégonflé pour la tête de flotte et le Pot au Noir est désormais une réalité. Tour à tour les vitesses des hommes de tête ralentissent : 2,6 nœuds dans la dernière heure pour Loïck Peyron, 4,2 pour Sébastien Josse, 3, 7 pour Jean-Pierre Dick… Les quatre premiers traînent à moins de 5 noeuds et il faut attendre le 5ème pour voir la vitesse dépasser les 7 nœuds.


« Ca va pas mal. Enfin, le soleil est arrivé donc c'est plutôt sympa. J’ai fait un grand ménage à bord de PRB ce matin, on s'occupe en regardant la météo et en préparant le bateau. Ca va, ca vient, c'est assez irrégulier, on a une grande zone de petits vents medium à traverser toute la journée avant d'atteindre le Pot au noir. Le pot au noir était complètement ouvert toute la journée d'hier, il n’y avait pas beaucoup de vent et pas beaucoup de nébulosité donc on espère que ça ne se rebouchera pas devant nous dans les heures à venir. Mais, il n’y a rien d'alarmant pour l'instant. Là, il fait beau, il y a quelques petits nuages d'altitude le vent entre 6 - 7 nœuds et 8 - 9 nœuds selon les moments.

Tout le monde essaye de gagner dans le sud le mieux possible mais le vent est encore très Nord. Tant que le vent est comme ça, on ne peut pas dire que c'est les prémices du pot au noir. Il y aura peut être des coups à faire en passant du coté des nuages où le vent est le plus fort. Les premiers st un peu plus à l'est que les suivants, tout le monde tente sa chance et espère profiter d'un petit filet d'air. Parfois, ça fait des gros écarts, parfois ça ne fait rien, c'est à chaque fois un peu la surprise. Pour essayer de prévoir les choses, c’est un mélange d'observation des photos satellites mais il ne faut pas oublier de regarder les grains et les nuages pour ne pas passer du mauvais côté d'un grain. C'est un savant mélange entre les deux. Il faut être observateur et avoir toujours les bons réglages sur le bateau. C’est un moment important de transition. C'est une zone où on ne dort pas beaucoup. Coup de chance, la nuit dernière a été plutôt propice au sommeil.

Je suis sous spi au grand largue, j’essaye de glisser en essayant de me rapprocher d'une route sud. Je ne pense pas aujourd'hui que le pot au noir soit extraordinairement complexe. On ne sera certain de rien quasiment jusqu’à l'équateur. Tant qu’on ne sera pas bien calé au près dans l'alizé de l'hémisphère sud, ce ne sera pas fait, pas gagné. Il faut se battre pour essayer de grappiller les milles ou dixième de milles car ça peut être déterminant à la fin.
»

Extrait du classement de 16h00 :
1 – Loick Peyron / Gitana Eighty
2 – Sébastien Josse / BT à 27,3 milles
3 – Jean-Pierre Dick / Paprec Virbac 2 à 44,1 milles
4 – Armel Le Cleac’h / Brit Air à 44,8 milles
5 – Vincent Riou / PRB à 54,3 milles
Source : PRB