La Solitaire du Figaro / Yann Elies : "Je me sens parfaitement préparé"

Yann Eliès revient toujours avec plaisir au Havre, pour la première fois ville départ de la Solitaire du Figaro, et que son ami Paul Vatine lui avait appris à aimer. Au terme de 15 jours de vacances passées comme il se doit, en famille, en Bretagne... et en bateau, le skipper du Figaro Generali-Europ Assistance aborde sa douzième participation à la grande classique avec un appétit Pantagruélique. 18 mois après son terrible accident dans le Vendée Globe et une deuxième place lors de l'édition 2009 de la Solitaire du Figaro, c'est un Yann Eliès affamé, qui s'élancera lundi 26 juillet prochain à l'assaut de la 41ème édition de l'incontournable Solitaire du Figaro.

© B.STICHELBAUT/SEA&CO


Une pression particulière...
Quand on s'appelle Yann Eliès, nulle course n'est jamais totalement dénuée ni d'intérêt ni d'enjeu. Briller en 2010 est pour lui un impératif. Il reconnait cependant avoir peu couru cette année, et s'en féliciterait presque. Le monotype Figaro Bénéteau 2 ne recèle plus guère de secrets pour le marin Briochin qui le pratique depuis tant d'années. Eliès connait les vertus de l'impatience et de l'envie ; "Ayant peu couru cette année, j'arrive au Havre très frais, avec une envie formidable de naviguer, et de retrouver mon bateau... "Aux bons soins de son complice de toujours, l'ami Erwan Steff, le Figaro Generali-Europ Assistance est fin prêt, et c'est dégagé d'un grand nombre de contraintes matérielles que Yann s'élancera à la conquête d'une consécration qui lui échappe souvent d'un cheveu." Je suis confiant, mais sans excès" traduit-il. "Chaque année, la Solitaire attire les meilleurs spécialistes du Solitaire, en monotype comme en voile "open". Il faut éviter l'excès de confiance, et espérer le petit coup de pouce du destin qui fait la différence. J'espère être un jour ce skipper en état de grâce pour qui vents et marées tournent dans le bon sens..." Deuxième l'an passé, Eliès n'a pas senti passé sur lui le vent de la chance. Il revient donc à la charge, têtu et obstiné, plus décidé que jamais à forcer son destin.

Le poids de l'expérience
Du haut de ses 36 ans (seulement!), Yann Eliès ressent de plus en plus intensément le poids de l'expérience. Au meilleur de sa forme depuis qu'il s'adonne sans retenue et avec la passion qui le caractérise au surf, Yann sait qu'il peut désormais s'appuyer sur de sérieux réflexes de régatier et de coureur au large pour appréhender au mieux les grands principes de la navigation en solitaire : gestion de l'homme et du matériel, anticipation aux courants et aux effets de côtes, marquage des adversaires les plus pertinents.... "Je me sens parfaitement préparé" insiste-t'il ; "Ma blessure n'est plus qu'un souvenir. Je crois n'avoir jamais été aussi fort dans mes jambes et dans mon corps. Le parcours, qui se singularise cette année par de longues étapes, me va comme un gant, car j'aime les étapes au long cours, dans lesquelles on s'installe dans la durée et qui favorisent la quête au plus profond de soi-même des ressources physiques et mentales. Techniquement, le parcours 2010 est scandé par un grand nombre de "passages à niveaux". Il faudra y croire jusqu'au bout...."

Source : Générali Voile