IMOCA / Marc Guillemot embarque Yann Eliès pour la Transat Jacques Vabre 2011 sur Safran

Marc Guillemot défendra son titre lors de la prochaine Transat Jacques Vabre sur le monocoque 60’ Safran avec pour co-équipier Yann Eliès. Des liens d’amitié forts unissent les deux hommes depuis que le premier s’était porté au secours du second au cours du Vendée Globe 2008-2009. Mais pour les deux marins, il s’agit avant tout d’un projet sportif axé sur la performance. L’objectif ? Réussir le doublé. Tout simplement.

Crédit : Mark Lloyd / DPPI

C’est donc Yann Eliès qui naviguera à bord de Safran aux côtés de Marc Guillemot pour la Transat Jacques Vabre 2011 dont le départ sera donné du Havre le 30 octobre prochain. Chacun se souvient de l’émotion suscitée par l’accident de Yann dans la Grand Sud au cours du Vendée 2008-2009 et le déroutage de Marc venu apporter assistance au skipper gravement blessé. Chacun garde encore en mémoire leurs émouvantes retrouvailles aux Sables d’Olonne, lorsque Yann est venu accueillir Marco la nuit de son arrivée… Courir cette Transat ensemble renforcera cette belle amitié tout en révélant un véritable duo de gagneurs.

D’abord un choix sportif
Charles Caudrelier Benac, l’équipier « habituel » de Marc Guillemot à bord de Safran, étant engagé dans la Volvo Ocean Race (dans le team Groupama de Franck Cammas), Marc a été naturellement séduit par l’idée de naviguer avec Yann Eliès : « Il me faut un skipper performant et avec qui j’apprécie d’être en mer. Yann répond d’abord à ces critères-là. Bien sûr, notre histoire d’amitié est forte depuis ce qui s’est passé dans l’océan Indien, mais si je choisis de partir avec Yann, c’est surtout parce qu’il est compétent ». Marc Guillemot ajoute : « Yann est de ces skippers qui ont fait de très belles courses notamment en Figaro : performant, combatif, intelligent… et au-delà de la compétition c’est quelqu’un qui aime être en mer. Naviguer avec des gens comme lui élargit l’horizon ».

Objectif doublé
Les objectifs sont clairs : confirmer le statut du monocoque Safran parmi les leaders de la Classe IMOCA ; travailler encore et encore pour être au top niveau… et tout faire pour s’offrir deux fois de suite la prestigieuse Transat Jacques Vabre. « Roland Jourdain a bien pris l’habitude de gagner la Route du Rhum tous les quatre ans… Moi je me verrais bien faire la même chose tous les deux ans pour la Transat Jacques Vabre », sourit Marc Guillemot.

Prêt à relever le défi
Champion de France de course au large en 2004 et 2006, vainqueur de cinq étapes et deux fois deuxième de la Solitaire du Figaro, Yann Eliès était aussi barreur sur Orange et Orange 2, les maxi-catamarans de Bruno Peyron deux fois vainqueur du Trophée Jules Verne. Il était aussi considéré comme l’un des « cadors » de la Classe des 60’ IMOCA avant son accident. Son retour fulgurant en Figaro ces deux dernières années a confirmé son statut de grand marin français. A 37 ans, le Briochin revient au monocoque 60’ et se montre particulièrement enthousiaste à l’idée de faire équipe avec Marc : « Comme Lionel Lemonchois ou Jean Le Cam, Marc Guillemot fait partie des rares skippers qui semblent n’être jamais rassasiés, qui prouvent chaque jour leur très haut niveau, qui donnent envie de se dépasser. Ce sera fort de naviguer ensemble à bord de Safran, l’un des monocoques les plus performants de la Classe, surtout après ce que nous avons vécu à l’autre bout de la planète. Mais le challenge est avant tout sportif et c’est d’abord un gros défi à relever !»

Ensemble sur l’Europa Race
Un entraînement intensif est au programme des deux hommes pour les huit prochains mois. Ils participeront aux stages du Pôle France de Port-la-Forêt bien sûr, mais surtout ils navigueront ensemble sur l’Europa Race (départ de Turquie le 3 juillet prochain). Ils feront d’ailleurs en duo une grande partie du long convoyage de la Trinité-sur-Mer à Istanbul. « Ce qui est certain, c’est que nous aurons beaucoup navigué ensemble à bord de Safran avant le départ de la Transat Jacques Vabre », assure Marc Guillemot. Travailler toujours et prouver sans cesse avant de pouvoir revendiquer un statut de leader, on connaît parfaitement la formule au sein du groupe Safran. Elle s’applique aussi aux navigateurs d’élite.

Source : Mille et une vagues / Safran