Multi50 / Départ en fanfare pour FenêtréA-Cardinal !

C'est aujourd'hui à 15 heures que la 10ème édition de la Transat Jacques Vabre a mis les voiles. Avec 72 heures de retard sur le planning initial pour cause de météo défavorable, les duos ont pris le large en Baie de Seine pour une mise en route attendue depuis de longs mois. Motivés à l'extrême, les hommes de FenêtréA-Cardinal faisaient d'entrée valoir leurs droits aux honneurs à bord de leur Multi 50. Auteurs du meilleur départ toutes catégories confondues, Erwan Le Roux et Didier Le Vourch affichaient la tendance et leurs talents ! Une inspiration de bon augure avant une première nuit placée sous le signe de la difficulté.

© A.COURCOUX

C'est parti pour le grand rendez-vous océanique de la saison et la chevauchée vers le Costa Rica. A 15 heures, dans un vent de Sud Est de 20 à 25 nœuds, les 35 duos de la Transat Jacques Vabre, Erwan Le Roux et Didier Le Vourch en tête ont donc pris ce départ attendu en baie de Seine. Auteurs d'un début de course canon, les hommes du FenêtréA-Cardinal Sailing Team prenaient donc sans complexe les commandes des opérations, faisant à tous la démonstration de leur sens aigu de la mise en jeu. Dépassés par quelques uns de leurs concurrents directs au passage de la seule marque de parcours avant le large, les deux bretons gardaient le rythme et la tête haute. Mais si le fait d'être crédités d'entrée d'une belle performance avait tout pour réjouir les marins, le skipper d'Auray savait que devant les étraves du Multi 50, une nuit complexe et chahutée les attendait : " Pour l'instant il fait beau ! Mais ça ne va pas durer. Cette nuit va être compliquée, avec du vent, de la mer. Ca va être un peu tendu, avec 35 nœuds, des rafales à 40 avec peu de visibilité dans le rail et forcément un gros trafic. Une fois le rail traversé ça ira mieux de ce côté là. Demain la mer sera encore un peu mauvaise mais on va quand même sortir de la Manche avec un passage avec moins de vent et de la mer, trois à quatre mètres de Sud et quatre à cinq mètres de Nord Ouest. Ca va croiser ! On se dirige vers un passage un peu complexe à ce moment là ".

Ne pas traîner !
Le train des dépressions en provenance du Nord de l'Atlantique qui avait contraint les organisateurs à décaler le départ ne semble donc pas décidé à laisser la flotte tranquille. Ainsi, même si les concurrents devraient échapper à la violence annoncée le week-end dernier, le scénario qui se profile n'a rien pour susciter la plus totale des sérénités. Après une première nuit difficile, un deuxième front devrait en effet achever de plonger les duos dans le vif du sujet : " Dans ces conditions là, il va falloir aller vite au départ et trouver ensuite le bon angle. Derrière, le jeu s'ouvre dans la mesure où on a le choix d'aller plein Sud pour aller chercher la molle mais pour ça il faut accepter de se rallonger de 800 milles. On part donc a priori plus sur une route Nord. On va affiner mais dimanche ou lundi, il faudra négocier un deuxième front avec beaucoup d'incertitudes parce que des dépressions peuvent se créer le long du front et on ne peut pas les prévoir. Il va falloir être prudent mais ne pas trop traîner non plus, parce que la deuxième dépression qui nous attend risque d'être forte. Comme elle va aller en se creusant, il faut la passer au moment où justement elle est la moins creuse... Autant dire qu'on va avoir une semaine sensible ".

On l'aura compris, cette transatlantique entre Le Havre et le Costa Rica devrait se montrer fidèle à ce qu'on peut attendre d'une traversée automnale. Devant les étraves des concurrents, les 5 323 milles du parcours devraient laisser le champ libre à tous les modes d'expressions. Avec 593 milles de plus que les Imoca et un tracé les obligeant à passer par Saint-Barthélemy et La Barbade destiné à allonger la sauce antillaise, les scénarios auront de quoi se faire et se défaire sur le terrain de jeu. En attendant, place à la régate...

Source : Rivacom / Team FenêtréA-Cardinal