jeudi 4 juillet 2019

Energy Observer met le cap vers l’Arctique, direction le "Ground Zéro"

Energy Observer se lance le défi de devenir le premier navire au monde à rejoindre l’Arctique grâce aux énergies renouvelables et à l’hydrogène. Après deux années de navigation et d’optimisation, il s’apprête à accomplir une navigation historique, la plus longue depuis son départ de Saint-Malo en 2017. Il va ainsi devenir le premier navire au monde à rejoindre le cercle polaire arctique uniquement propulsé aux énergies renouvelables et à l’hydrogène. 2400 milles à parcourir entre Saint-Pétersbourg et Longyearbyen au Spitzberg en longeant la côte ouest de la Norvège.

 

Crédit : A Conty 


L’Arctique, une première pour un bateau aux ENR et à l’hydrogène

« Avec les briques technologiques en place et les nouvelles Oceanwings®, le navire est aujourd’hui en capacité de se lancer dans une telle traversée. Les récentes navigations ont été une réussite. D’Helsinki à Tallinn, de Tallinn à St-Pétersbourg le navire est arrivé avec 100 % de batterie et d’hydrogène. 

Il a pu créer de l’énergie et la stocker tout en naviguant grâce à l’hydrogénération couplée au solaire. Il va falloir être fins stratèges et choisir les bonnes fenêtres météo pour remonter vers l’Arctique qui peut être redoutable. » Victorien Erussard, capitaine et fondateur.

Direction Spitzberg, le "Ground Zéro"

« Nous avons choisi de rejoindre le Spitzberg car c’est le « Ground zéro », l’épicentre du changement climatique. Cet archipel cristallise à lui seul les enjeux majeurs de l’urgence climatique et montre l’impact humain sur les écosystèmes. Si nous parvenons à le rejoindre grâce aux énergies renouvelables en milieu extrême alors nous prouverons que l’homme peut se réconcilier avec la nature. C'est un des enjeux des décennies à venir. » Jérôme Delafosse, chef d’expédition et réalisateur

Le Spitzberg et les zones polaires vivent de plein fouet le réchauffement climatique depuis de nombreuses années. Ils sont une véritable boussole de l’état de notre climat. De nombreux scientifiques l’ont déjà identifié depuis longtemps et les Nations Unis l’ont rappelé récemment en mars 2019.

Source : Energy Observer