Martin Le Pape et Yann Eliès sur le même bateau, objectif la Transat AG2R La Mondiale pour le duo inédit

Martin Le Pape vise un podium, et pourquoi pas la victoire, dans la prochaine édition de la Transat AG2R La Mondiale, dont le coup d’envoi sera donné le 19 avril prochain. Pour relever le pari, le skipper, qui portera pour l’occasion les couleurs de la fondation Stargardt avec le soutien de Bellocq Paysages et de Sertico, a choisi de s’associer à Yann Eliès, misant ainsi sur la complémentarité pour performer sur les 3 890 milles du parcours entre Concarneau et Saint-Barth.

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Martin Le Pape : "Je veux monter sur le podium"

Auteur d’une belle saison sur le nouveau Figaro Bénéteau 3 sous les couleurs de Macif l’an passé, Martin Le Pape affiche d’emblée ses ambitions pour cette année 2020. « Jusqu’à présent, je n’aimais pas forcément formuler clairement mes objectifs avant une épreuve, bien souvent par superstition. Cette fois, en revanche, je n’ai pas peur de dire que je pars sur la Transat AG2R dans la peau de celui qui veut monter sur le podium, voire même gagner », explique Martin Le Pape.

« Cela fait maintenant quelques années que je suis sur le circuit Figaro. Je commence à être assez mûr sur les différents plans et j’ai prouvé la saison dernière que j’avais la capacité de faire avancer vite le nouveau bateau. Parallèlement à ça, l’AG2R est une course à laquelle je m’apprête à participer pour la 4e fois. Je connais donc relativement bien le parcours. De mon côté, il n’y a donc pas beaucoup d’inconnues hormis celles liées au comportement du bateau sur une course aussi longue, mais qui sont les mêmes pour tout le monde », détaille le skipper du bateau Stargardt.

"Je suis encore plus motivé "

« On a vu en 2019 que le Figaro 3 avait des petits problèmes de jeunesse et on va certainement en découvrir d’autres lors de sa première traversée de l’Atlantique. On a pas mal de questions en suspens concernant la vie à bord : comment le bateau va-t-il comporter dans la mer ? Comment va-t-on gérer le bruit ? Où va-t-on dormir et manger ? On va trouver les réponses au fur et à mesure et ça va forcément être super intéressant même si l’enjeu du moment est précisément d’essayer d’anticiper les choses au maximum. En ce sens, je suis d’autant plus impatient de partir », relate Martin, resté sur la frustration d’un démâtage lors de la dernière édition de la course en 2018, survenu au large du Portugal. « Je suis un peu resté sur un sentiment d’échec sur cette Transat AG2R alors je suis encore plus motivé cette année pour bien faire », annonce le marin qui a donc choisi de s’associer au très expérimenté Yann Eliès.

Yann Eliès : "Ensemble, on peut réussir à faire quelque chose de vraiment bien"

« Yann possède une expérience énorme du large et nous avons, l’un et l’autre, une certaine forme de complémentarité, ce qui est, on le sait, un gros atout sur une épreuve telle que celle-ci », souligne le skipper. Sentiment pleinement partagé par son acolyte. « Martin et moi, nous nous sommes contactés fin décembre et nous sommes tout de suite tombés d’accord sur le fait qu’il fallait qu’on fasse cette AG2R ensemble. De mon côté, il était évident qu’il fallait que je reproduise un peu ce que j’avais fait avec Charlie Dalin et Sam Davies ces derniers mois, c’est-à-dire parvenir à une addition des compétences de chacun pour faire un truc bien. Martin est pointu en analyse informatique et en météo tandis que pour ma part, j’ai davantage d’expérience au large. Je pense qu’ensemble, on peut réussir à faire quelque chose de vraiment bien », termine le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro et double vainqueur de la Transat Jacques Vabre, pas franchement habitué à faire de la simple figuration.

Source : Rivacom