Le Pot-au-Noir au menu des leaders du Vendée Globe, Hugo Boss toujours leader devant LinkedOut

Ce mercredi, HUGO BOSS va franchir l'équateur et passer dans l’hémisphère Sud. Au petit matin, le bateau noir d'Alex Thomson semblait déjà naviguer dans les premiers souffles de l’alizé de Sud-Est… Entre le Nord du Brésil et le golfe de Guinée, les six premiers bateaux ont certes un peu ralenti, voyant les speedomètres chuter autour des dix nœuds, mais pour l’heure, la traversée du Pot au Noir semble se dérouler sans trop de tracas. 


Crédit : Hugo Boss/Vendée Globe



Pot au Noir sur la route

« J’ai eu un grain en début de nuit, j’ai vu quelques éclairs, mais ça continue d’aller vite, j’ai toujours une vingtaine de nœuds de vent d’Est » raconte Charlie Dalin à la vacation de 5 heures. On va voir si ça continue comme ça jusqu’à la sortie, mais je suis encore à 150 milles de l’équateur et tout peut arriver » poursuit le skipper d’Apivia, 4e, juste derrière Jean Le Cam. 


D’Alex Thomson (HUGO BOSS) à Benjamin Dutreux (OMIA-Water Family), ils sont une petite dizaine à naviguer ce matin à la lisière ou à l’intérieur de la zone de convergence intertropicale. Trouver la bonne configuration de voiles dans ce vent changeant n’est pas une mince affaire et l’on imagine certains marins particulièrement attentifs à ne pas faire d’erreur. 


Louis Burton reste dans le match malgré sa pénalité

 De la 6e à la 8e place, trois bateaux se livrent actuellement une belle bataille : Bureau Vallée 2 (Louis Burton réalise une très belle course en dépit de sa pénalité de 5 heures effectuée au large du Portugal pour avoir volé le départ), SeaExplorer – Yacht Club de Monaco et Initiatives–Cœur. Le tout dans un contexte torride. Car les températures avoisinent les 30 degrés. « J’ai un petit ventilo. Et mon autre truc magique, c’est un brumisateur rechargeable que je remplis avec l’eau du dessalinisateur » raconte Charlie Dalin qui apprécie particulièrement cette navigation sous la chaleur des tropiques. 

« Ça n’est pas forcément très cool, avoue Maxime Sorel (V and B-Mayenne). Si je veux aller vite, il faut vraiment que je charbonne et que le mette toute la toile. Pour moi, c’est navigation sur les portières (bateau chargé, gité, ndr) ». 


Première nuit pour Jérémie Beyou

Autre ambiance et autre atmosphère dans le golfe de Gascogne où Jérémie Beyou (Charal) vient de passer sa « nouvelle » première nuit et se dirige vers un front. « J’y vais sur la pointe des pieds avec le matériel, j’ai fait un peu de Sud pour éviter de prendre trop de vent avec l’arrivée du front. Ça fait très bizarre, j’ai l’habitude d’avoir des concurrents autour de moi et là, on ne peut pas appeler ça une course pour l’instant. Mais je veux faire les choses bien. J’ai été porté par l’engouement, les encouragements et les messages de tous les gens qui m’ont soutenu. Maintenant, il faut que je fasse mon bout de chemin seul. C’est aussi un chemin introspectif. Et il faut que je le fasse pour moi ».

Source : VG