Apicil en chantier, Damien Seguin fait le point, "il y avait une zone qui a été bien délaminée à l’avant du bateau"

 

Trois mois après l’arrivée de son premier Vendée Globe – (ndlr qu’il a conclu à la 7e place), Damien Seguin, skipper de Groupe APICIL, fait sur le point sur le chantier de son IMOCA à bord duquel il disputera en fin d’année la Transat Jacques Vabre. Groupe APICIL a subi un gros check-up cet hiver après un Vendée Globe éprouvant. A quelques semaines du retour à l’eau de son monocoque, Damien n’a qu’une hâte : reprendre le chemin de la navigation.

 

Crédit : JM Liot

Damien, que s’est-il passé sur le bateau depuis votre arrivée du Vendée Globe ? 

« Le bateau a été convoyé à Port-La-Forêt puis a été complétement démonté comme nous le faisons tous les hivers. Nous avons fait toutes les expertises dessus. Comme nous connaissions le bateau au départ du Vendée Globe sur le bout des doigts, que ce soit au niveau accastillage ou même structure, nous avons voulu faire un check-up complet. Cela permet de nous rassurer par rapport à l’état du bateau et savoir quels travaux nous devons prévoir. En même temps, cela nous permet de continuer à engranger de l’expérience en sachant comment vieillissent ces bateaux-là, ces matériaux à l’échelle d’un tour du monde. C’était un premier tour du monde pour toute l’équipe et je pense que nous en sortons tous grandis. »

 

Y-a-t-il eu de gros dégâts sur Groupe APICIL pendant ce Vendée Globe ? 

« Nous avons eu des surprises. Des bonnes et des mauvaises …Dans les bonnes, c’est que le bateau va bien et que j’ai pu tirer dessus durant tout un tour du monde à 100%, mis à part les voiles qui me manquaient. Après, dans les mauvaises surprises, il y avait une zone qui a été bien délaminée à l’avant du bateau dans les fonds  ce qui montre que ce tour du monde était exigeant et que la remontée de l’Atlantique a fait un peu de dégâts sur Groupe APICIL. Heureusement, cela n’a pas eu d’impacts sur la performance d’autant que jusqu’à l’arrivée- enfin du moins jusqu’au compte-rendu de l’expertise-, je ne soupçonnais pas qu’il y ait eu ce problème-là. Après, il a suffi de découper et de démonter le fond du bateau sur un peu plus d’un mètre carré et de reconstruire. Certes, ça prend du temps mais c’était loin d’être infaisable. Là, le bateau est prêt à être remonté et globalement, nous l’avons renforcé pour qu’il n’y ait plus ces problèmes à l’avenir. »

 

Et la suite ? 

« Il sera mis à l’eau mi-mai pour des navigations un peu techniques qui vont consister à remettre en place le bateau… Tension de gréement, remise des voiles à poste… Et à partir de début juin, nous allons faire un gros mois où nous allons essentiellement être tournés vers les relations publiques. Il y a pas mal de gens du côté Groupe APICIL qui vont venir naviguer et ça va être très sympa. J’ai hâte d’y être et puis après, nous ferons la Rolex Fastnet Race et s’en suivra un programme d’entraînement en vue de la Transat Jacques Vabre. Pour l’instant, je ne sais pas qui sera mon co-skipper mais je vous tiendrai au courant quand ce sera le cas. »
 
Source : Apicil