Un vent très léger à Lorient pour le départ de The Ocean Race Europe, Yoann Richomme en tête à la première marque

 

L’édition inaugurale de The Ocean Race Europe vient de commencer avec une flotte de 12 bateaux venant de quitter Lorient pour la première étape vers Cascais. Au total, ce sont donc 12 bateaux représentant neuf pays qui s’arrêteront à Cascais, puis à Alicante avant d’arriver à Gênes en Italie, pour un finish prévu le 19 juin.

 


Crédit : Sailing Energy

Les équipages ont quitté Lorient sous les encouragements, tandis que tous les marins ont suivi un protocole strict lié au Covid-19. Ceci grâce au travail de notre partenaire espagnol Quirónprevención du groupe Quirónsalud, qui aura permis d’assurer la sécurité des compétiteurs et des organisateurs de l’évènement. 
 

 
Selon le navigateur Wouter Verbraak embarqué sur le VO65 néerlandais Team Childhood I, ces conditions de départ pourraient s’avérer déterminantes pour le classement du reste de l’étape.
 
« Le départ sera un moment clé de la course, donc nous essaierons de rester groupé avec la flotte pour ne pas manquer le train. La suite de l’étape devrait nous offrir quelques challenges, avec des conditions musclées autour du cap Finisterre et après. L’arrivée à Cascais pourrait se faire dans un vent plus léger. »
 
Il ajoute : « comme dans beaucoup de courses océaniques, il faut être bon partout. C’est précisément là-dessous que nous mettrons toute notre attention. »
 
L’équipage portugais de la Mirpuri Foundation Racing Team aimerait par-dessus tout mener la flotte des VO65 en arrivant à Cascais, qui est le port d’attache et la base d’entraînement de l’équipe.
 
Le skipper français Yoann Richomme confirme que son équipage vise la victoire de The Ocean Race Europe, après avoir eu la période d’entraînement la plus intense parmi les sept équipes engagées sur la classe VO65. Il est cependant très clair sur le fait que rien n’est acquis.
 
« L’objectif a toujours été de gagner, c’est clair, » affirme-t-il. « Nous avons été mis dans les meilleures conditions pour ça. La course reste la course ; c’est très difficile, et cela peut se jouer sur une petite erreur. »
 
« Nous savons que nous ferons des erreurs - mais essaierons juste d’en commettre moins que les autres. »
 
La navigante suissesse Justine Mettraux, embarquée à bord de l’IMOCA 11th Hour Racing, avoue avoir une grande confiance suite aux nombreuses heures de travail effectuées par le navigateur britannique Simon Fisher (SiFi) avant le départ de The Ocean Race Europe. « Je ne pense pas que ça va être une mince affaire de s’extraire de Lorient, » prévoyait Justine. « Il faut décider du chemin le plus rapide et du bon cap à suivre parce qu’il va vite falloir sortir de ces vents légers. »
 
SiFi a beaucoup d’expérience et je suis confiante dans ce qu’il fait…Nous ferons de notre mieux pour aller le plus vite possible. Je pense que le plus dur sera le départ et les premiers jours de course, ensuite on verra où nous nous positionnons par rapport au reste de la flotte. »
 
Avec des conditions proches du calme plat lors du départ donné à 13h45 (heure locale) ce samedi, le comité de course avait mis en place un départ au reaching avec une porte matérialisée par deux bouées, mettant la flotte dans les ‘meilleures’ conditions pour s’extraire de Lorient, grâce à une marée favorable.
 
Le VO65 de la Mirpuri Foundation Racing Teama tiré son épingle du jeu, pour s’extraire du reste de la flotte au départ. Il était en tête au passage de la porte.
 
Les bateaux devraient rencontrer de meilleures conditions plus tard dans la journée, lorsque les équipages plongeront dans le Golfe de Gascogne vers la pointe nord-ouest de l’Espagne, le fameux cap Finisterre.

 

Source : The Ocean Race