"Mercredi après-midi, on a ralenti le bateau," Charles Caudrelier souffre dans l'Atlantique Sud

 

Charles Caudrelier savourait, il y a deux jours, son premier cap Horn en solitaire. Devant les étraves du Maxi Edmond de Rothschild, il reste encore 6 000 milles avant la ligne d’arrivée. En attendant, du côté des Falkland, l’Atlantique Sud vient de lui opposer une nouvelle épreuve.

Crédit : Y Riou - Gitana SA


Charles Caudrelier progresse dans le sas de décompression de l’Atlantique Sud. Là où le retour à la civilisation et le sentiment de soulagement se heurtent souvent à la réalité des premières journées de navigation dans cette région : pas facile…

Au près, dans du vent forcissant, le Maxi Edmond de Rothschild a d’abord été contraint de de s’engouffrer dans le détroit de Le Maire pour se protéger des glaces repérées au nord-est de l’île des Etats. La présence d’icebergs dans les parages, ajoutée à l’arrivée d’une grosse dépression australe ont d‘ailleurs conditionné sa stratégie pour la suite de la remontée de l’Atlantique.

« Mercredi après-midi (7 février), on a ralenti le bateau pendant 6 heures pour laisser passer le plus fort de la traîne de la dépression. Ensuite, il a fallu choisir entre la peste et le choléra », raconte Benjamin Schwartz, membre de l’équipe routage du Gitana Team. « Passer à l’Est des Malouines, une route stratégiquement favorable, mais potentiellement minée par les glaces, ou rester à l’intérieur et se retrouver au milieu d’une myriade de pêcheurs ». L’option n°2 a été retenue, mais Charles a passé « une nuit très très pénible, dans du vent fort, une mer exécrable, avec l’obligation de rester en veille visuelle pour contrôler la présence des bateaux de pêche ».

Il reste un peu plus de 6 000 milles à courir avant d’entrevoir la ligne d’arrivée de la première course autour du monde en solitaire en ULTIM. Une course que Charles Caudrelier mène depuis 22 jours et qu’il a bien l’intention de remporter.

Source : Gitana SA