Paul Meilhat sur le retour en solitaire et hors course, Biotherm repart de New-York samedi, "Je vais tester pas mal d’équipements"

 

Samedi matin, Paul Meilhat quittera les quais de New York pour une transat retour en solitaire et en convoyage à bord de son IMOCA Biotherm.

Crédit : A Beaugé


La semaine new-yorkaise qui a suivi l’arrivée de la Transat CIC a été menée au pas de course. Une fois constatée l’impossibilité de réparer le foil bâbord endommagé, une fois colmatées les brèches dans le puits qui prenait l’eau, l’équipe de Biotherm s’est concentrée sur une méticuleuse préparation du bateau, en vue du convoyage retour vers les côtes françaises. De son côté, le skipper s‘est focalisé sur les impératifs techniques : « j’ai posé mon cerveau de sportif pour remettre ma casquette de chef d’entreprise, et répondre à l’urgence : trouver des foils pour le tour du monde ».

Après la déception, l’action

Même privé de Transat New York-Vendée, Paul s’appuie sur la même ligne directrice, et poursuit ses gammes. Pour développer ses sensations et s’approprier les moindres mouvements, les moindres recoins de son bateau, repartir en solitaire était une évidence.

Ces dix à douze jours de navigation vers la maison (au portant et sur un seul foil) seront aussi mis à profit pour éprouver du matériel. « Je vais tester pas mal d’équipements et de systèmes de rechange qui seront à bord pendant le Vendée Globe : production d’énergie, aériens, pilotes automatiques de spare etc ».

La vérification de l’installation du microscope embarqué pour le projet de recherche scientifique en partenariat avec la Fondation Tara Océan a également été revue cette semaine. La traversée permettra d’affiner le dispositif pour assurer son fonctionnement optimal, avec pour ambition de collecter des données de qualité sur la biodiversité marine utiles aux chercheurs.

« Sportivement, je ne suis pas du tout dans le flou. Je suis capable de jouer dans les premiers et ça, c’est un vrai moteur dans ma tête », confie Paul. Jusqu’à sa collision avec un OFNI il y a 15 jours, le skipper de Biotherm évoluait aux avant-postes de la Transat CIC, sa deuxième course en solitaire après la Route du Rhum 2022 (6e). Le marin sait qu’il peut s’appuyer sur ses qualités de régatier, de stratège et sur son expertise du solo.

Reste à peaufiner le dossier technique. Une fois arrivé à Lorient, le monocoque bleu entrera en chantier pour plusieurs mois. Ce sera la dernière grande étape de préparation avant le départ du Vendée Globe en novembre prochain.

* Suite à une collision avec un objet flottant survenue le matin du 3 mai, alors qu’il naviguait en 3e position.

Source : L Dacoury