À 320 milles de l’arrivée, Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Nicolas Troussel, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Fred Denis ne se ménagent pas. L’état de la mer a provoqué la casse du fourreau de safran tribord, qui s’est détaché dans la soirée. Heureusement, l’incident n’a pas impacté les systèmes et n’a pas entraîné de complications supplémentaires.
À quelques heures de la fin de ce tour du monde, Thomas Coville raconte :
« On peut dire que les 36 dernières heures ont été les plus difficiles, voire les plus longues de ce Trophée Jules Verne, avec une remontée dans l’alizé qui n’était pas facile. On a fait une sacrée rencontre avec une énorme dépression, nommée Ingrid. On est allé quasiment à l’intérieur de cette tempête, avec des rafales à 50 nœuds et une énorme mer, 10 mètres de houle.Pendant 28 heures, les conditions ont été très dures pour le bateau et l’équipage. Il faut rester lucide et humble. On a abîmé plus de choses sur ces 36 heures que sur l’ensemble du tour du monde. Notamment, sur une déferlante, on a arraché un support qui permet de monter et descendre le safran.
On s’en sort assez bien. On est sur le fil du rasoir. Ça met une tension et un stress supplémentaires, s’il en fallait (rires). On est très focus sur le bateau, chaque manœuvre peut être dangereuse. Ingrid, on en gardera un sacré souvenir.
Ces 36 dernières heures ne nous ont pas épargnés. On avait déjà eu notre lot, comme s’il fallait aller chercher ce trophée mentalement, physiquement et techniquement. Rien n’est fini tant qu’on n’a pas passé la ligne. »
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