Remise à l'eau dans un mois pour Macif, 2026 s’écrira en solitaire pour Sam Goodchild : "la Route du Rhum, comme gros objectif"

 

Dans un mois, l’Imoca MACIF Santé Prévoyance retrouvera son élément après un hiver de chantier minutieux mené au sein de l’écurie MerConcept, à Concarneau. À peine le temps de renouer avec les sensations que la première échéance se profile déjà : la 1000 Race, dont le départ sera donné le 3 mai. Pour Sam Goodchild, désormais skipper du projet, 2026 s’écrit en solitaire, avec en ligne de mire la Route du Rhum le 1er novembre prochain. Une saison dense, exigeante, et une ambition assumée : jouer la gagne.

Crédit : G gatefait
 
 
Un mois après l’officialisation de son rôle de skipper à la barre de MACIF Santé Prévoyance, Sam Goodchild se projette pleinement dans ce nouveau rôle. Le passage de témoin s’est inscrit dans la continuité, avec l’idée de préserver la dynamique installée l’an passé : « Je suis extrêmement fier que le team MACIF m’ait choisi pour prendre la barre cette saison. Le passage de relais avec Charlie s’est fait de manière progressive et naturelle. Il a placé le curseur très haut, il tire tout le monde vers l’excellence. À nous de continuer sur cette dynamique. » Continuer, mais aussi affirmer ses propres ambitions. Car la saison à venir sera entièrement tournée vers le solo, un format que Sam Goodchild affectionne particulièrement. « C’est une année importante, entièrement tournée vers le solo, avec la Route du Rhum comme gros objectif. L’idée est de continuer sur la lancée et viser la victoire. J’ai envie de gagner. On a les moyens de nos ambitions : une belle équipe, des ressources solides, un bateau performant. À nous d’en tirer le maximum. »

Un hiver pour s’approprier MACIF Santé Prévoyance dans les moindres détails

L’hiver a été consacré à une révision complète de l’IMOCA : démâtage, déquillage, contrôles structurels, démontage intégral des systèmes hydrauliques et électroniques. Une remise à plat indispensable après une saison 2025 intense et deux transats exigeantes. « Après une saison 2025 dense, il fallait tout vérifier, comprendre ce qui a fonctionné, ce qui pouvait être amélioré. » poursuit Sam Goodchild. Au-delà de la technique, ce chantier a aussi été un temps d’appropriation. Être présent, comprendre chaque pièce, chaque système, pour gagner en maîtrise une fois en mer : « J’ai suivi le chantier de près. C’est essentiel pour apprendre à connaître le bateau dans le détail : comprendre pourquoi telle pièce a cassé, comment chaque système fonctionne. Plus on connaît son IMOCA, plus on est capable de le pousser loin. »

Monter en puissance jusqu’à la Route du Rhum-Destination Guadeloupe

Dès la remise à l’eau début avril, le tempo s’accélérera. Entraînements, reprise en main du bateau, derniers réglages, puis très vite la première confrontation sur la 1000 Race, le 3 mai prochain. Une reprise attendue, presque symbolique. Sam s’enthousiasme : « C’est parfait pour créer l’osmose bateau-skipper, prendre mes marques seul à bord, physiquement et mentalement. Je n’ai pas navigué en solitaire depuis le Vendée Globe, donc c’est une reprise et une première en solo à bord de MACIF Santé Prévoyance. Le solo, ce n’est jamais anodin, notamment en termes de gestion du sommeil et d’équilibre personnel. Cette année, j’ai vécu le chantier d’hiver, je suis là depuis le début. Et ça change tout. »

La suite du programme prolongera cette montée en régime : selon Sam Goodchild, la Vendée Arctique « est probablement la plus longue course de l’année, avec des conditions complexes et un jeu tactique très ouvert », puis le Défi Azimut en septembre, « ultime répétition de 48 heures en solitaire en configuration Route du Rhum. »

Et enfin novembre. Le grand sprint vers la Guadeloupe. Une course qui compte particulièrement pour le skipper britannique. « J’y ai déjà participé en Class40 et en Ocean Fifty mais j’ai loupé le rendez-vous à chaque fois sur démâtage et blessure. Cette fois en IMOCA, je veux être au rendez-vous. “The third time’s the charm” comme disent les anglais. »

L’objectif 2026 est donc clair pour Sam : continuer sur la trajectoire engagée et viser la gagne car il compte bien naviguer aux avant-postes : « On ne part pas dans une phase de grands changements, mais dans une logique de stabilité et d’optimisation. La stabilité est une vraie force. À nous d’être performants dans les moments clés. »

La mise à l’eau approche. Le rythme s’intensifie. La saison peut commencer !

Source : MA Parendeau