Pour sa toute première course officielle en solitaire en Ocean Fifty, Anne-Claire Le Berre a signé une performance remarquable en prenant la deuxième place de la Drheam Cup à bord d'UpWind by MerConcept. Au terme des 1 016 milles entre Cherbourg et Lorient et d'une édition particulièrement exigeante, la navigatrice s'offre un premier podium qui vient renforcer ses ambitions à quelques mois de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe.
Accompagnée par Yann Eliès et Sébastien Soupey au sein de sa cellule de routage, elle a réalisé un joli coup stratégique dans la nuit de lundi à mardi, remontant de la sixième à la deuxième place en seulement quelques heures grâce à une option nord audacieuse. Une position qu'elle conservera jusqu'à la ligne d'arrivée à Lorient.
Vous terminez deuxième de cette Drheam Cup pour votre toute première course officielle en solitaire en Ocean Fifty. Quel est votre sentiment à l'arrivée ?
« C'était une épreuve très engagée et je suis évidemment très heureuse du résultat. Honnêtement, je ne m'imaginais pas être là aujourd'hui, donc c'est une très belle surprise.
Nous avons aussi énormément travaillé avec toute l'équipe à terre puisque nous étions routés sur cette course. Je remercie particulièrement Yann Eliès et Sébastien Soupey qui ont passé beaucoup de temps devant leurs ordinateurs, de jour comme de nuit. C'est une course en solitaire, mais derrière le skipper, il y a toute une équipe.
Je suis partie dans le bon rythme et il y a eu énormément de rebondissements. Nous avons su être présents au bon moment et je suis très contente d'avoir réussi à tirer le meilleur de mon bateau, de l'équipe et de moi-même. »
Ce résultat apporte-t-il encore davantage de confiance avant la Route du Rhum ?
« C'est un résultat très encourageant et cela montre qu'on peut faire de belles choses même avec une machine plus ancienne. Les conditions étaient très techniques et le parcours particulièrement exigeant, donc je suis heureuse d'avoir traversé tout cela sans commettre beaucoup d'erreurs techniquement.
Maintenant, place à un peu de repos, à un petit refit du bateau qui a bien travaillé lui aussi, puis retour à l'entraînement en septembre avec le dernier sprint avant la Route du Rhum. »
Il y a douze ans d'écart entre votre bateau et celui de Basile Bourgnon. Qu'est-ce que cela raconte selon vous ?
« Il y a aussi vingt ans d'écart entre Basile et moi ! (rires) Plus sérieusement, Basile a réalisé une très belle course. Il dispose d'une superbe machine et il navigue très bien, donc je ne suis pas surprise de le voir devant.
Lors de la première journée notamment, certains bateaux avaient la capacité de porter énormément de toile dans des conditions où je dois parfois faire preuve d'un peu plus de prudence. Nous composons avec les caractéristiques de notre bateau, ses volumes et ses formes de coque différentes. Au final, la machine et le marin forment un ensemble et je crois que nous avons réussi à tirer le meilleur du nôtre cette semaine. »
Source : MA Parendeau
