Le DS Automobiles SailGP Team France repart du ROCKWOOL Germany SailGP avec un nouveau record absolu de vitesse en SailGP

Le DS Automobiles SailGP Team France repart du ROCKWOOL Germany Sail Grand Prix avec un nouveau record absolu de vitesse en SailGP : 58,11 nœuds, soit 107,63 km/h, atteints samedi sur les eaux de la mer Baltique. Un nouveau cap franchi par le F50 français, qui efface le précédent record de 103,93 km/h établi par ROCKWOOL Racing sur ce même plan d’eau en 2025.


Crédit : J Ludlow for SailGP

Au-delà de cette performance historique, le collectif français a livré une première journée de très haut niveau, avec une quatrième place, une victoire de manche puis une deuxième place, qui lui permettaient d’occuper samedi soir la deuxième position du groupe A. Dimanche, dans des conditions toujours soutenues mais plus instables, les Français ont pris la troisième place de leur première course avant de connaître une dernière manche plus difficile, les privant d’une qualification pour la finale.

Sixième du ROCKWOOL Germany Sail Grand Prix remporté par les Australiens, le DS Automobiles SailGP Team France conserve sa sixième place au classement général provisoire et reste pleinement engagé dans la course à la Grande Finale.

107,63 km/h : nouveau record absolu de SailGP

Un an après sa victoire à Sassnitz, le DS Automobiles SailGP Team France a de nouveau marqué l’histoire sur le plan d’eau allemand.

Samedi, les 13 F50 ont été confrontés à des conditions particulièrement engagées sur la Baltique. Équipés de la petite aile de 18 mètres et des appendices dédiés aux hautes vitesses, plusieurs bateaux ont dépassé la barre symbolique des 100 km/h.

Lors de sa dernière course de la journée, le F50 français a été chronométré à 58,11 nœuds – 107,63 km/h, battant largement le précédent record de 103,93 km/h détenu depuis Sassnitz 2025 par ROCKWOOL Racing. Les Danois ont eux-mêmes atteint 106,79 km/h samedi, juste avant un spectaculaire enfournement.

Quentin Delapierre, pilote – DS Automobiles SailGP Team France :

« On était vraiment à la limite et c’était assez impressionnant lors de cette dernière abattée. À cette vitesse, tout arrive extrêmement vite. J’ai essayé d’abattre le plus progressivement possible pour ne pas mettre trop de pression sur le foil et éviter le crash. Quand on parvient à rester doux dans les manœuvres, le bateau accélère encore. »

Une première journée de très haut niveau

Engagée dans le groupe A aux côtés notamment de la Nouvelle-Zélande, l’Espagne, le Danemark, l’Italie, la Suisse et le Brésil, la France avait commencé par une quatrième place après une pénalité qui lui avait fait perdre le vol. Le collectif avait immédiatement réagi pour remporter la deuxième manche, avant de confirmer sa régularité avec une deuxième place dans la dernière course de la journée.

Avec 11 points, les Français terminaient ainsi cette première journée à la deuxième place de leur groupe derrière les Black Foils néo-zélandais, en position idéale pour aller chercher leur qualification pour la finale dimanche.

Cette performance avait également une saveur particulière pour un équipage qui retrouvait progressivement sa configuration de référence. Après un premier retour à Portsmouth, Leigh McMillan disputait à Sassnitz son premier Grand Prix dans des conditions aussi engagées depuis sa blessure à Auckland.

Une qualification qui échappe aux Français dimanche

Dimanche, le décor a changé. Si le vent soufflait encore autour de 20 nœuds, avec la petite aile et les high-speed foils, les passages orageux ont rendu le plan d’eau beaucoup plus instable, avec d’importantes variations de pression.

Le DS Automobiles SailGP Team France a d’abord confirmé sa bonne dynamique avec une troisième place lors de sa première course du jour. La dernière manche allait en revanche se révéler plus compliquée.

Un problème technique avant le départ a nécessité l’intervention de l’équipe et entraîné une demande de délai auprès du Race Management. Si le F50 a pu prendre le départ, il n’avait pas retrouvé 100 % de son potentiel technique et l’équipage n’est pas parvenu à reproduire le niveau d’exécution affiché lors des quatre courses précédentes.

Dans le même temps, les Espagnols ont remporté la manche et décroché leur place pour la finale, privant les Français d’une qualification qui s’est jouée jusqu’à la dernière course.

Des enseignements encourageants pour la suite

La déception de manquer la finale reste présente, mais Sassnitz confirme aussi la capacité DS Automobiles SailGP Team France à jouer aux avant-postes. Avec quatre courses solides sur cinq, dont une victoire de manche, l’équipe a montré qu’elle avait retrouvé de la vitesse et de la régularité avec son équipage de référence de nouveau réuni.

Manon Audinet, stratégiste – DS Automobiles SailGP Team France : « On est forcément très déçus. Nous étions deuxièmes de notre groupe hier et tout se jouait aujourd’hui pour entrer en finale. Nous faisons une bonne première course, mais sur la dernière nous n’avons pas réussi à nous extraire du paquet et à aller chercher les points qui nous manquaient. Le niveau en SailGP est incroyable et chaque petite erreur coûte de plus en plus cher. L’objectif maintenant est d’aller chercher chaque détail, d’être encore plus précis et d’arriver prêts pour Valence. »

Un record et des points positifs avant Valence

Sixième du ROCKWOOL Germany Sail Grand Prix, remporté par les Australiens, le DS Automobiles SailGP Team France conserve également sa sixième place au classement général provisoire et reste pleinement engagé dans la course à la Grande Finale.

L’équipe quitte surtout Sassnitz avec plusieurs marqueurs forts : quatre courses solides sur cinq, une victoire de manche, un équipage de référence de nouveau réuni et le nouveau record absolu de vitesse de SailGP à 107,63 km/h.

Autant de signaux encourageants avant la prochaine étape à Valence, où l’Equipe de France cherchera à transformer cette dynamique en qualification pour la finale.

Source : V Bouchet