Ce mardi matin, peu avant 5h, Charles Caudrelier alertait son équipe à terre d’une avarie rencontrée sur le foil bâbord du Maxi Edmond de Rothschild. Cet incident majeur est survenu tandis que le skipper du Gitana Team naviguait au portant, à 400 milles dans le Nord des Açores, dans une mer formée de 3m et un vent de Nord de 20/25 nœuds. Le dernier-né des Gitana pointait alors en 4e position des Ultim au sein de la flotte de la Route du Rhum. La situation est sous contrôle.
Epaulé par son équipe à terre, Charles Caudrelier réalise les opérations nécessaires à la sécurisation du foil endommagé tout en menant des investigations plus poussées à bord pour déterminer l’étendue de l’avarie. Parallèlement, sa cellule routage étudie les différents scénarios possibles.
MAJ 3 novembre à 17h44 : Charles Caudrelier et le Maxi Edmond de Rothschild se déroutent vers Lorient.
Aujourd’hui, victime d’une avarie majeure sur le foil bâbord du géant de 32 mètres, le tenant du titre de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe est contraint de faire demi-tour pour rejoindre sa base technique lorientaise. Difficile à cette heure de donner une ETA précise de son retour car celle-ci dépendra du tableau de marche du maxi-trimaran privé de ses « ailes », mais l’équipe espère pouvoir accueillir son marin le week-end prochain.
Cyril Dardashti, le directeur général de l’écurie aux cinq flèches : « Grâce au récit et aux premières photos de Charles, nous constatons très vite que l’avarie est sérieuse. Son ampleur et sa localisation, en haut du shaft de foil, ne permettent absolument pas d’envisager une réparation seul en mer ni une réparation rapide et efficace par notre équipe technique sur le parcours. Ce que nous pouvons aujourd’hui préciser est que son origine n’est pas consécutive à un choc avec un objet extérieur.
Ces appendices sont novateurs et les systèmes qui les accompagnent inédits sur nos types de plateformes offshore. L’innovation passe parfois par là. Mais l’heure n’est pas encore aux explications détaillées, nous avons besoin de nous réunir avec l’équipe et Charles, quand il sera de retour à terre, pour refaire le scénario et mieux comprendre les enchaînements.
Ce matin notre préoccupation principale était la sécurité de Charles avant tout et celle du bateau. Il a dû procéder à des actions dans le flotteur pour isoler l’hydraulique du foil endommagé et continuer ainsi à utiliser les autres fonctions du bord.
C’est forcément une grande déception pour notre armatrice, Ariane de Rothschild, et toute notre équipe mais cela fait aussi partie de la vie de nos projets qui demandent un engagement quotidien et une grande persévérance. Gitana 18 n’est qu’au tout début de sa vie maritime ».
C’est forcément une grande déception pour notre armatrice, Ariane de Rothschild, et toute notre équipe mais cela fait aussi partie de la vie de nos projets qui demandent un engagement quotidien et une grande persévérance. Gitana 18 n’est qu’au tout début de sa vie maritime ».
Source : T Combot Seita
