jeudi 29 janvier 2015

IMOCA / Zoom sur le voile de quille du futur Safran, un bijou de haute technologie

C’est à la Mothe-Achard, chez AMPM (Atelier Mécanique de Précision Mothais) que vient d’être usiné le voile de quille du nouveau 60 pieds de Morgan Lagravière. Ces voiles de quille, désormais standardisés selon la volonté de la classe Imoca, sont fabriqués à partir d’un bloc d’acier inoxydable brut. 


La quille du futur Safran, un bijou de technologie.
Credit : O.Blanchet/DPPI/Safran

Six semaines de travail 24h/24 sur une machine numérique à table orientable et des contrôles rigoureux ont été nécessaires pour répondre aux principes de sécurité et de performance de ces machines de course.

L’usinage du voile de quille (longueur 4,75 m ; poids : 942 kg) du nouveau Safran est désormais terminé.


"Normes optimales de qualité"
« A partir d’un bloc d’acier aux qualités mécaniques et de dureté optimales, nous l’avons usiné en trois dimensions pour obtenir un voile de quille conforme à la nouvelle jauge », explique Fabien Dillet, responsable du dossier Imoca chez AMPM. « Avant usinage, la matière première en acier répond déjà à des normes optimales de qualité, ce qui est déjà un gage de sécurité. Grâce aux fichiers des concepteurs, vérifiés par le cabinet de calcul HDS, la société AMPM modélise et usine la pièce selon les dimensions demandées. C’est un travail de longue haleine car ce matériau est extrêmement dur », poursuit René Boulaire, chef-mesureur de la Classe qui valide et donne le certificat de jauge Imoca.


Tests draconiens
« C’est la première fois que l’Imoca fait réaliser des tests draconiens. D’abord la pesée, pour vérifier le poids du voile entre 915 et 945 kg, ensuite la flexion qui consiste à vérifier que le voile de quille supporte bien les trois tonnes du bulbe et enfin une magnétoscopie pour contrôler le moindre défaut », détaille René Boulaire. Une fois pesé, le voile de quille du nouveau Safran est ensuite posé sur un banc-test équipé d’un vérin hydraulique permettant d’infliger une charge de trois tonnes, comme s’il était en configuration, quillé à 90° avec son bulbe.


Après l’usinage, le carénage
Le voile de quille sera ensuite livré chez C3 Technologies, spécialisée dans la conception et la fabrication de pièces en composite hautes performances. Le voile de quille sera caréné, c’est-à-dire qu’il sera enveloppé de matériau composites dans le but d’améliorer son profil aérodynamique. La prochaine opération consistera à fixer le fameux bulbe.


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http://www.scanvoile.com/2015/01/imoca-coque-et-pont-reunis-le-futur.html#.VMZzs_6G8u4

par la rédaction
Source : Safran

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