Ils sont 7 à entrer dans l'histoire. Sept marins à avoir gagné le Trophée Jules Verne, ce dimanche matin, à Brest. Menés par Thomas Coville, ils ont franchi la ligne d'arrivée à Ouessant après 40 jours et 10 heures de mer. Ils racontent.
Thomas Coville : "Jusqu'à ces dernières 24 heures, avec cette tempête Ingrid, on n'était pas sûr de finir, on n'était pas sûr de battre ce record. On était concentré. Quasiment dans un autre monde.
C'est presque difficile de réaliser qu'on a enfin réussi le projet collectif qu'on cherchait depuis tant d'années ! C'est un projet de ce 7 majeur mais c'est aussi un projet d'une équipe qui a conçu, construit et mis au point ce bateau.
C'est la première fois qu'un bateau volant fait le tour de la planète en 40 jours. Et en plus dans des conditions où on a vraiment oeuvré pour aller chercher ce Trophée !"
Benjamin Schwartz : "Depuis 2018, j'essaie de battre ce record avec diverses équipes. C'est ma 5e tentative et c'est la bonne ! C'est un accomplissement de le faire avec cette équipe-là et de cette manière.
C'était exceptionnel. Aujourd'hui, c'est beaucoup de soulagement d'avoir franchi la ligne après tout ce qu'on a vécu ces derniers jours (NDLR : la tempête Ingrid sur leur chemin). C'est juste incroyable ce qu'on a fait, d'autant qu'on n'a pas été très gâté par la météo, hormis l'Atlantique Nord."
Léonard Legrand : "J'ai versé une larme en arrivant. Ca va être une journée exceptionnelle, je pense."
Frédéric Denis : "On était un peu en huis-clos, très content de retrouver du monde, la famille. Un grand merci à l'équipe à terre car c'est grâce à eux qu'on est arrivé à faire le tour."
Pierre Leboucher : "Ca fait du bien d'arriver car les dernières 48 heures ont vraiment été difficiles ! Le temps défile, on ne pouvait pas s'arrêter. Le bateau a tenu mais on a bien serré les fesses. Grosse appréhension de la casse. Car s'il y a casse, il n'y a pas de record."
Nicolas Troussel : "Un plaisir énorme d'être là et d'avoir gagné. On a eu un peu d'avance parfois mais on savait que ça n'allait pas durer. C'est le jeu de la météo. On a réussi à faire avec car on a poussé à fond. On a aussi eu de la réussite car on n'a pas cassé grand-chose."
Guillaume Pirouelle : "On a pris les étapes les unes après les autres. On a surement du mal à réaliser encore. On s'est vraiment battu pour ça. L'an dernier, on avait enchainé deux échecs et ça nous a beaucoup aidé de repartir tous les 7."
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