mercredi 8 juin 2016

New York - Vendée / Jérémie Beyou s'impose et marque les esprits : "Une victoire marquante" (ITW)

14 heures 37 minutes 52 secondes aux Sables d'Olonne. Jérémie Beyou vient de signer, cet après-midi, une victoire magistrale sur la New York - Vendée, son premier succès en solitaire en IMOCA. Avec son "ancien" monocoque équipé de foils cet hiver, le skipper de Maitre Coq n'a pas craqué. Face aux nouveaux foilers, le marin n'a pas mis longtemps à prendre en mains son bateau. Et n'a rien lâché ces derniers jours, avec ses poursuivants Seb Josse et Alex Thomson collés à ses basques. Une chose est sûre : lors de ce dernier round d'observation avant le Vendée Globe, Jérémie Beyou a marqué les esprits ! 


Les Sables d'olonne, Jérémie Beyou s'impose sur la New Yrok Vendée !
Credit : O.Blanchet / DPPI / Maître CoQ

Après 9 jours 16 heures 57 minutes et 52 secondes de mer, Jérémie Beyou a remporté ce mercredi la transat New York-Vendée. Il prend par la même occasion rendez-vous pour le Vendée Globe, dont le départ sera donné dans cinq mois.


Une victoire majuscule ! 
Troisième de la Transat Jacques-Vabre en 2013, deuxième de la Route du Rhum en 2014, Jérémie Beyou remporte sa première victoire sur son 60 pieds Imoca Maître CoQ, vainqueur de la New York-Vendée après 9 jours 16 heures 57 minutes et 52 secondes. Une victoire de très haute lutte au terme d’une transat ouest-est qui n’aura jamais baissé d’intensité et aura offert tout un panel de conditions auxquelles Jérémie aura su s’adapter avec maestria.

« Je pense que le tournant de la course, c’est la sortie de la dépression : après plusieurs jours pendant lesquels l’objectif était de tenir le rythme pour rester devant le front, il fallait de la fraîcheur pour décider de la trajectoire à suivre dans l’approche de la molle du Golfe de Gascogne », a commenté Jérémie Beyou, qui a alors retrouvé ses bons vieux réflexes de Figariste pour juguler la concurrence. Sa trajectoire aura été quasiment parfaite et c’est à 14h37’52 qu’il a coupé en vainqueur la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne.


« Une magnifique récompense »
Un bateau qui aura fait preuve de sa fiabilité et de sa vélocité pendant presque dix jours de course, validant ainsi les choix importants faits l’hiver dernier de l’équiper de foils. « C’est une grande satisfaction pour toute l’équipe et Maître CoQ, parce que, quand nous avons pris cette décision collégiale de complètement révolutionner le bateau, beaucoup nous ont regardés avec de drôles de yeux. Mais nous avons assumé et l’équipe a vraiment assuré derrière pendant six mois. Déjà, le fait d’être au départ de cette transat avec un bateau que nous avons très vite senti performant était une petite victoire pour nous tous, la première place est une magnifique récompense pour toute l’équipe. »

Reste que derrière, il fallait que le skipper assure sur l’eau et dans son domaine, Jérémie Beyou aura été irréprochable pendant toute la transat, prenant d’entrée la mesure de son bateau : « Pour moi, c’est une victoire marquante, parce que, après cinq mois sans naviguer, je savais qu’il me faudrait être bon tout de suite. Aujourd’hui, je suis fier de moi, parce que j’ai réussi à trouver la cadence et à prendre du plaisir à mener mon bateau, ça va me servir pour la suite. »


Le Vendée Globe pour gagner
La suite, c’est bien évidemment le grand objectif du projet, le Vendée Globe, dont le départ sera donné ici-même, aux Sables d’Olonne, dans cinq mois. Avec ce succès, le Breton pose clairement ses jalons en vue du tour du monde en solitaire. « Forcément, la victoire me permet d’emmagasiner de la confiance par rapport à ma préparation, au bateau et à ma capacité à le mener. Je ne sais pas si j’envoie un message à la concurrence, mais si un autre que moi l’avait emporté, je l’aurais regardé comme un prétendant à la victoire sur le Vendée Globe », conclut Jérémie Beyou.


Maitre CoQ à la loupe
Maître CoQ est un bateau de la précédente génération. Mis à l'eau en 2010, sous les couleurs de Foncia 2 avant de passer rapidement sous la bannière Banque Populaire, il est le fruit de la collaboration du cabinet d'architectes VPLP, de Guillaume Verdier, et du savoir-faire de Michel Desjoyeaux. C'est avec ce bateau qu'Armel Le Cléac'h a terminé 2e du Vendée Globe 2012-2013, à un tout petit peu plus de trois heures de François Gabart (Macif). En janvier 2016, Jérémie Beyou faisait équiper son plan VPLP-Verdier de foils de deuxième génération. Et, pour sa première sortie au large en course, Jérémie Beyou vient sans doute de prouver qu'il a fait le bon choix.


Infos course
Départ : dimanche 27 mai, 21h40 depuis le phare d’Ambrose Light, au large de New York
Arrivée : mercredi 8 juin, à 14h 57min 52sec Bouée Nouch Sud, au large des Sables d’Olonne
Distance théorique : 3 100 milles
Temps de course : 9j 16h 57min 52s
Distance réelle : 3460 milles nautiques
Vitesse moyenne : 14,85 nœuds


Par la rédaction
Sources : I.Delaune - ScanVoile

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Vous souhaitez intervenir sur cet article ?